makhnovtchina

Makhnovtchina est un projet adisciplinaire et forain qui vise à expérimenter, co-naître et cartographier (sur tous types de supports) la ville mobile avec ceux qui la vivent ainsi qu'à outiller des situations critiques - ou les espaces produits par la Métropole – en Haute-Normandie et à l'Est de l'Europe (Russie / Moldavie).




♦ Следите за ходом неформальной жизни!

На ком приземляются мячи чемпионата мира по футболу?






Москва, как и другие города, захвачена чемпионатом мира. На туристических улицах в центре города звучит речь на сотне языков. Город начал готовиться к событию заранее. Он стремился получше украсить себя. Новые тротуары, новое убранство, обновленные стадионы. Одним из подобных спорткомплексов стали Лужники, где пройдет финал чемпионата. В 90-е годы здесь играли в футбол, но делали это в аллеях, между грузовиками и контейнерами. Бывалые торговцы делали мяч из газет. Здесь располагался один из главных неформальных рынков постсоветского времени.

Но вот уже несколько лет, как эту территорию заняли совсем другие контейнеры. Они приютили рабочих из Центральной Азии, которые трудились на стройке и занимались обновлением этого стадиона. Здесь нельзя снимать. Охранники не разрешают посмотреть на закулисье грядущего футбольного праздника. По словам Бахрома Хамроева, правозащитника центра «Мемориал», именно мигранты играют роль футбольного мяча.

Прежде чем начнется Матч, нужно расчистить пространство! Шанхай снесен по тем же эстетическим причинам? Вот уже три года, как мы работали в Шанхае, главном гаражном городе Москвы. Но недавно мы увидели следующее: http://makhnovtchina.org/journal/?373-.html

♦ SUIVEZ LE DRIBBLE.

Sur qui rebondissent les ballons de la coupe du monde de football ?




C’est l’événement, et pas seulement à Moscou, la coupe du monde. Les rues touristiques du centre ville résonnent de cent langues étrangères. Depuis longtemps déjà, la ville se prépare, se fait belle. Trottoirs neufs, décorations, stades rénovés. Parmi ceux-ci, celui de Loujniki où se déroulera la finale.

Dans les années 90 on y jouait déjà au foot mais sur le parking, entre camions et containers, avec des ballons fait de journaux, fabriqués par les apprentis marchands de ce qui fut à l’époque un des principaux marchés informel de l’après URSS.





Depuis quelques années déjà, d’autres containers occupent le terrain. Wagontchiks hébergeant la main d’œuvre centre asiatique du chantier de rénovation du stade. Ici on ne filmait pas. Les vigiles vous interdisaient les coulisses de la grande fête du foot à venir. Ici, selon Bakhrom Khamroev, défenseur des droits à l’association mémorial, le ballon de foot, c’est le migrant.





Avant le Match, on nettoie le terrain !

Est-ce à des fins cosmétiques que Shanghaï fut rasé ?

Depuis 3 ans nous travaillons à Shanghaï, principale cité de garage de Moscou. Il y a peu nous découvrions ceci


♦ Communiqué de presse avec Halem

Déjà 14 jours de grève de la faim pour faire entendre une évidence.
Depuis deux ans, suite à un arrêt maladie puis un licenciement, Éric a choisi de vivre toute l’année dans un camion qu’il a aménagé confortablement.
Répondant à ses besoins résidentiel et professionnel, il ne souhaite ni ne peut changer d’habitat actuellement.

Ce choix a été fait pour répondre à la nécessité d’habiter la mobilité, en fonction des boulots qu’il est obligé d’aller chercher à gauche et droite. Des nouvelles normes imposées par le contrôle technique l’obligent à mettre son camion à la casse, mais il a décidé, pour lui et toutes les personnes concernées, de ne pas baisser les bras.

Il n’est pas seul dans ce cas : travailleurs-euses précaires, intérimaires, saisonnier-ères, retraité-es, étudiant-es, intermittent-es, traveller’s, voyageurs-ses... le nombre de personnes dont l’habitat mobile et le mode de vie est directement mis en danger par la réforme du contrôle technique, mise en application ce mois de mai 2018, est considérable.

On hésite à convoquer les chiffres qui rendraient compte du phénomène. La "vulnérabilité de masse" se développe et il est devenu impossible pour beaucoup de se loger, de trouver un travail stable et d’assurer sa subsistance.

Lundi 18 juin à 15h30, Éric, assisté de son comité de soutien, a été écouté par le député LREM Bertrand Sorre. Voici un résumé de la rencontre : Il fait part de sa peur de se retrouver à la rue, de faire partie des SDF qui meurent de froid l'hiver, de son inquiétude pour les autres personnes prochainement victimes de la réforme : les gens susceptibles de perdre leur emploi car ils ne pourront plus utiliser leur véhicule pour aller travailler. Éric explique comment le contrôle technique risque d'engendrer une paupérisation et d'envoyer beaucoup de gens à la rue.

Bertrand Sorre s'engage à appeler le préfet, parle d'une volonté de sécuriser (grâce au CT), il dit qu'il contactera également le ministère de l'intérieur et des collectivités territoriales. « Il y a plein de cas comme vous » dixit Bertrand Sorre, ce qui laisse à penser que bon nombre d’élus sont au courant des risques d’exclusion et du désastre social qu’engendre ce nouveau contrôle technique. Le député s’engage également à exposer le cas d’Éric sur le site de l’assemblée nationale, sur le journal officiel et indique qu’il fera part des réponses à l’intéressé.

Suite à cet échange, Éric maintient sa grève de la faim jusqu’à la réponse de Bertrand Sorre, promise d’ici jeudi 21 juin, lui permettant d’obtenir une solution pour conserver son véhicule aménagé. A l’appui, Halem appelle toutes les associations et les instances qui s’inquiètent de graves répercussions économiques et sociales au plan national, à rejoindre les associations d’usagers. Il s’agit de venir en soutien à toutes les personnes qui encourent là une grave atteinte à leurs droits au logement et à la mobilité professionnelle.

Nous demandons :

 Une réponse rapide de la préfecture, du fait de l’urgence sociale, et une table ronde pour discuter des points suivants et trouver des solutions au plus vite.

 Une indemnité allouée à l'aménagement des VASP pour les personnes dont c'est la résidence principale, sur le modèle du Fonds de Solidarité Logement.

 L’exonération du coût de l'homologation par la DREAL, pour les petits revenus, les travailleurs précaires et temporaires, les bénéficiaires des minimas sociaux...

 Une prime à la mobilité pour les personnes devant se déplacer pour chercher du travail loin de leur domicile.

 Une aide à l'énergie comme tout le monde.

 Le retrait des points considérés comme « défaillances techniques » sur tous les véhicules et ne mettant personne en danger. Depuis trente ans, tandis que s'impose un chômage élevé, se développent un salariat précaire, aux temps contraints et morcelés, la mobilité pour tou-te-s promue impliquant de se déplacer pour suivre les opportunités d’emploi. L'évolution du marché du travail aussi bien que la crise du logement jettent sans cesse des gens sur les routes, générant au passage des formes nouvelles de nomadisme résidentiel.

Nous invitons toutes les personnes qui se sentent concernées, de près ou de loin, par le sujet (les habitants mobiles, les saisonniers, les artisans, les garagistes, les techniciens contrôleurs, les familles, les amis, les voisins, les sympathisants...) à interpeller leurs députés, afin que ceux-ci prennent la mesure de la situation et prennent en compte les dizaines de milliers de personnes qui vont être gravement touchées par les nouvelles directives du contrôle technique, économiquement pour certains, allant jusqu’à se retrouver complètement à la rue pour d’autres.

Sans cesse suspecté-es de contrevenir ou de troubler l'ordre public, les occupant-es de résidences mobiles doivent aujourd’hui se confronter à de fallacieuses normes de sécurité qui peuvent les priver à la fois de mobilité, de leur logement et de leur revenu.

Contacts :
Clément DAVID : 06 30 94 85 71 clement.david@halemfrance.org
Paul LACOSTE : 06 18 94 75 16 paul.lacoste@halemfrance.org

Source d'Halem : Communiqué de presse

♦ Retour sur Flamanville printemps 2018

Rencontres, tournage et projections à Flamanville avec les ouvriers détachés qui travaillent à l’EPR de Flamanville et leurs modes de vie.

  • Contexte

Le territoire rural a changé de nature, c'est désormais un territoire urbanisé. La modification majeure dans le paysage du Cotentin aux alentours de Flamanville est produite par le chantier infrastructurel (EPR). 

Selon EDF, 5000 ouvriers travaillent sur le chantier de l'EPR et 1700 ouvriers sont appelés en 2018 dans le cadre du grand carénage (visite technique décennale de la centrale en fonctionnement). Cette arrivée massive d’ouvriers dans cette petite ville de plus de 1000 habitants nécessite l’installation de parkings géants à proximité de l’EPR. Il y en a actuellement six autour du chantier et un nouveau parking de 800 places vient d'être construit. Des navettes ont été mises en place par EDF pour emmener les ouvriers des parkings jusqu'à l'EPR.


  • Rencontres avec les ouvriers lors de projections de films

C’est à la Forgette, bar à proximité de Flamanville, que nous retrouvons les ouvriers du chantier de l’EPR (Réacteur pressurisé européen). Grâce à la tenancière, une soirée de projection de nos films est organisée. L’occasion de faire connaître notre travail, de rencontrer de nouvelles personnes, de mieux comprendre leurs situations. 

Durant la soirée, nous avons discuté avec certains travailleurs de l’EPR et ainsi d’en apprendre plus sur ce chantier qu’est l’EPR, ses besoins en travailleur mobiles et sa singularité. Après ces nombreux échanges, le tournage du film va pouvoir démarrer. Le projet prend la forme d'une écriture hybride entre documentaire de création, fiction et objets vidéos (animation, textes, cartes...).

Il s'agit de construire un projet commun : un avec les habitants de cette urbanité particulière en prenant comme point de départ l'entretien et la prise de vue. Le film s'inscrit dans un processus long de work in progress où le temps se partage en périodes de résidence à Flamanville et périodes de restitutions.

Pour commencer, un premier film est réalisé en reprenant des images d'archives, ce qui permet d'introduire les questions liées à l'habitat des ouvriers en lien avec les projets infrastructurels à Flamanville (mines de Diélettes, centrale nucléaire, EPR...) depuis le XIXème siècle.

  • Visites des lieux en compagnie de quelques ouvriers dont voici les récits.

Nous parcourons les allées de la base de vie des Pieux avec Paulo, où 196 mobil-homes sont installés par l’AIE sur cet ancien parking communal, pour loger les ouvriers en déplacement sur le chantier de l’EPR. Chaque mobil-home comporte deux chambres ; tous les résidents vivent donc en colocation.

Les mobil-homes sont perchés sur quelques parpaings empilés et Alexandre, un collègue de travail de Paulo lui aussi Portugais, nous fait part des tarifs et du mode de vie.
Chaque mobil-home revient à 400 euros à la boîte qui doit loger ses ouvriers, donc 200 euros par tête : « Si tu veux aller vivre autre part, la boîte te reverse 200 euros par mois. Mais les loyers sont chers et tu dois payer les charges… Ici au moins on a chaud en hiver ! »
Alexandre évoque le fait que les mobil-homes ne sont pas très bien isolés, et surtout du bruit.
Un règlement est affiché dans chaque bungalow et un gardien est présent en permanence sur le site. Les règles les plus contraignantes pour les habitants concernent les visites : interdiction de recevoir de la visite sans en avoir demandé l’autorisation au préalable au gardien et interdiction inconditionnelle de recevoir de la visite entre 22h et 10h. Beaucoup de Portugais vivent sur la base vie des Pieux ; également de nombreux Ukrainiens qui travaillent en France sous contrat portugais. « Ils n’ont souvent pas de famille au Portugal bien qu’ils aient la double nationalité. »
Alexandre est embauché par la même boîte d’intérim portugaise que Paulo, contractée en sous-traitance par la société SPIE Nucléaire, elle-même sous contrat avec EDF. Ils sont chargés de réaliser les chemins de câbles, les raccordements et les tirages de câbles. « Les charges sont plus importantes en France », explique Paulo. Il y a toutefois une très grande différence de salaire en fonction du pays d’où est délivré le contrat.


  • Un environnement hostile

Au camping de Flamanville, un ouvrier explique les conditions rudes que les personnes peuvent subir.
« Lorsqu'ils veulent se débarrasser d'un gars, ils lui font faire "Le Tour de France" : deux jours à travailler ici, quatre jours à travailler là-bas... Il peuvent t'envoyer du jour au lendemain dans une centrale à l'autre bout de la France ! Ni le temps de rentrer chez toi, ni de trouver un logement sur place... Tu ne tiens pas... Tu lâches...» 

L’ équipe a suivi Richard, ouvrier vivant en gîte, lors du trajet en bus qu’il prend depuis le parking de Tréauville jusqu’à l ‘EPR. Il nous parle de la difficulté pour se garer, l'attente entre les navettes mais aussi de son parcours...


Une prochaine session de tournage aura lieu en septembre pour continuer les entretiens avec d’autres ouvriers comme Yannick qui vit en camion aménagé ou Francis qui répare un petit bateau pendant son temps libre. Sans oublier, les dragons du trou Balligan, mutiques anonymes mais pas encore terrassés par ce monstre surgit des mines.

♦ Grève de la Faim

« Ce n’est pas une loi anti travellers ni anti pauvres. C’est une loi de fabrication de pauvres »

Voilà dix jours qu’Eric a entamé une grève de la faim. Les nouveaux points du contrôle technique des véhicules mettent son camion aménagé en logement, hors la loi. Ni véhicule utilitaire ni VASP (Véhicule Automoteur Spécialement Aménagé pour le transport de Personnes). Ni camion ni logement. Il semble décidément que certaines lois soient écrites pour qu’on ne puisse qu’y contrevenir. Invalide à 60 % Eric reçoit, assis en tailleur dans son camion. Le débit est calme, le discours réfléchi parfois syncopé de sanglots.

une loi pour fabriquer des pauvres from Echelle Inconnue on Vimeo.

À cent kilomètres de là, l'État, par l'entremise de ses entreprises sous-traitantes, amène sur le chantier de l'EPR plusieurs milliers de travailleurs mobiles vivant, pour certains, en camion aménagé.

♦ Они уже пришли в Шанхай!

Мы пришли сюда в очередной раз. Навестить Илью – отшельника или шамана гаражей.

– Тебе не кажется, что что-то изменилось? Разве все эти машины стояли здесь в прошлый раз? Они продолжили снос, тебе не кажется?

Вагончик, стоящий на столбе на 4 метрах над землей и служивший обзорной вышкой, исчез. Гаражи, которые он обозревал, тоже пропали. Бездомные – а, может быть, и бесхозные – машины, теснятся на клочке земли, заваленном мусором.

Мы идем дальше. Старое заброшенное кафе, которое в каком-то смысле обозначало вход в квартал, где обитал Илья, исчезло. Магазин покрышек, располагавшийся по правую руку – тоже. Теперь лишь дорога служит ориентиром. Взгляд, которому не мешают уже не существующие стены, скользит в поисках гаража Ильи. Мы что, снимали прямо тут?

Город сплющен, он как будто уничтожен огромным ботинком. Труба небольшого грузинского кафе все еще стоит – здесь мы и сворачиваем.

Хотя мы и видели тысячи раз, как эти неукрощенные места при помощи армии бульдозеров превращаются в девственно-белоснежную карту, каждый раз нас охватывает все то же чувство отвращения. Ноги шагают по опустевшей территории, носящей следы свершенного насилия, по грудам мусора, листам железа и дерева. Некоторые вещи кричат или оплакивают жизнь, которая здесь была. Везде одно и то же насилие, которое совершается интернационалом бульдозеров, историю которого никто не хочет всерьез ни писать, ни читать. У Востока и Запада, НАТО, Путина и Европы – столько костей, которые можно грызть, столько нерпоницаемых саванов, которые опускаются на тело, которое никто не хочет замечать, на тело потаенной жизни, которая формируется, пытаясь выжить в том маразме, который организуют, сами того не понимая, Восток и Запад, НАТО, Путин и Европа. У идиотизма есть свой цвет – желтый. Есть гусеницы, чтобы двигаться, есть лопата, чтобы «сокрушить» все, что названо ненужным.

Шанхай снесен с лица земли. Шанхай, «наконец», стал похожим на план. Мы читаем поверхность земли: следы стен, погреба и смотровые ямы раскрыты, как могилы. Иногда кажется, что они переходят в туннели. Однако, насильное обнажение не раскрывает секреты городских легенд. Мы напрасно стараемся найти секретный вход в Метро-2... Его нет. Нет подземных проходов, ведущих в соседние башни, принадлежащие ФСБ... ничего нет.

Только руины и дымоход грузинского кафе, который чудесным образом все еще стоит на своем месте. Небольшие бригады рабочих, приехавшие из Центральной Азии, прогуливаются в дыму, идущему от чего-то, что горит. Они собирают то здесь, то там листы металла и металлолом и кладут их в маленькие грузовики. Даже самый хрупкий город перерождается.

Это новый апокалипсис?

Глаз отслеживает на земле, поблизости, знаки, которые могли бы нам помочь отыскать место, где мы встретились с отшельником Ильей.

В центре города говорили, что жители города не желают видеть ни Шанхай, ни занимающих его приезжих. В центре города говорили, что здесь работает только мафия, только криминальные элементы, что это опасная, неправедная территория. Нам рассказывали легенды об этом месте, о борделях, устроенных для работающих в Москве узбеках, о секретном входе на секретную ветку метро, благодаря которой представители номенклатуры могли уехать из города. Уехать на Восток. Кстати говоря, туда мы и сами отправимся послезавтра.

До всех революций жители Шанхая, вне всяких сомнений, отправились бы жить в станицу к казакам. Но настоящих казаков уже не существует. Нет больше войска из вольных и беглых людей, которые могли бы противостоять официальному городу и защитить мастеров. А значит, нет больше места для таких, как Илья, прошедших психиатрическую больницу, зарабатывающих в гаражах деньги, чтобы выучить своих детей. Больше нет места для тех, кто не похож на типичного обитателя, каким его рисуют создатели новой Москвы.

Илья. Мы звоним ему. В трубке раздается его голос. Обычно насмешливый и нездешний, на этот раз он лишен всяких интонаций. Это тусклый голос угрюмого человека. Нет, он не хочет сюда возвращаться. Мы увидимся с ним в его родном районе – в Братеево.

В дыму горящих здесь останков Шанхая медленно двигаются призраки. С трудом можно различить рабочих из Центральной Азии, продолжающих снос, бывших владельцев гаражей, которые пришли собрать все, что только смогут найти, сборщиков металлолома и мародеров. Даже Шанхай перерождается. Итак, Марк-Антуан достает свой микрофон, я вынимаю свою видеокамеру и, в сопровождении Людмилы, которая переводит нам слова местных обитателей, мы отправляемся на поиски того, что осталось.

♦ Ils ont marché sur Shanghai !

On venait en visite. Visiter Ilya l’ermite ou shaman des garages.


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♦ Flamanville Brûle-t-il_extrait 0 : prologue.

Flamanville brûle-t-il? Extrait 0 : prologue. from Echelle Inconnue on Vimeo.


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♦ Flamanville brûle-t-il? Prologue

Le territoire rural a changé de nature, c'est désormais un territoire urbanisé. La modification majeure dans le paysage du Cotentin aux alentours de Flamanville est produite par le chantier infrastructurel (EPR).



Selon EDF, 5000 ouvriers travaillent sur le chantier de l'EPR et 1700 ouvriers seront appelés en 2018 dans le cadre du grand carénage (visite technique décennale de la centrale en fonctionnement). Alors que les formes mobiles de l'habitat et plus largement de la ville sont réputées incompatibles avec la ville planifiée, elles sont cependant nécessaires voire souhaitées lors de travaux infrastructurels pour loger la main d’œuvre au plus près du chantier.



Pourtant, cette urbanité temporaire déroge aux règles d'urbanismes et au droit commun du logement. Il s'agit d'enclaves économiques spéciales ou dérégulées, accueillant travailleurs français comme travailleurs détachés ; ou pourtant, des sociabilités, détournements et modes de vie subsistent et résistent grâce à ses habitants.



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♦ Le tour de France du nucléaire

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♦ flamanville brûle-t-il? Extrait 2 : Déplacement vers l'EPR.

Flamanville brûle-t-il? Extrait 2 : Déplacement vers l'EPR. from Echelle Inconnue on Vimeo.


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♦ Flamanville brûle-t-il? Extrait 1 : Entretien à la base vie des Pieux.

Flamanville brûle-t-il? Extrait 1 : Entretien à la base vie des Pieux. from Echelle Inconnue on Vimeo.


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♦ Vidéo d'Archives Flamanville

Vidéo archive Flamanville from Echelle Inconnue on Vimeo.


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♦ Soirées de projection à Limay et Gennevilliers

Dernière semaine avant les fêtes de fin d'année, il est temps pour nous de présenter notre travail final sur les ports de Limay et Gennevilliers. Nous projetons dans des lieux propres au film "Le port, les monstres" : AMF, l'aire d'accueil et le Rendez-vous des chauffeurs.

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♦ Projection au camping Les Tourterelles à Flamanville

Nous partons en direction du camping "Les Tourterelles" à Flamanville pour projeter des films avec le camion-cinéma début décembre. Nous sommes accueillis par le gérant qui vient regarder les films. Le camping est silencieux, peu de monde. Ce jour-ci les ouvriers semblent finir le travail plus tard que d'habitude. Quelques voitures passent à côté de nous en freinant puis quittent le camping. Quelques ouvriers ont quant à eux regardé les films depuis les fenêtres de leur mobile-home location.

Le gérant nous propose de venir aux beaux jours sur des périodes plus longues où nous pourrons habiter le lieu et rencontrer les ouvriers. Pendant les projections, nous discutons avec lui. Il nous indique que le camping est autonome vis-à-vis de l'AIE. Sur celui-ci, il n'y a pas de base-vie. D'autre part, il nous informe que 1700 ouvriers arriveront au printemps pour le grand carénage de l'usine nucléaire en fonctionnement (en plus des 5000 ouvriers déjà sur site pour le chantier de l'EPR). Il ne sait pas encore comment ils seront logés puisque les installations existantes comme son camping sont déjà saturées.

Avant de rentrer sur Rouen, nous retournons à la Forgette (voir l'article associé). Nous avons revu Gigi, la patronne du bar, et rencontré Pierre qui vit en camion dans un champ. Il est contrôleur de soudure. Il souhaite voir notre dernier film réalisé en Russie et est curieux des cités de garages que nous explorons en ce moment. En effet, le film lui pose des questions liées à son métier, notamment sur le contrôle qualité des pièces livrées à l'usine Kamaz par les ouvriers de la cité de garages. Pierre connaît un ouvrier dont le métier est scaphandrier. Avec le bruit, nous ne saisissons pas tout mais Gigi pourra faire l'intermédiaire afin de le rencontrer et en savoir davantage. Dans le bar, nous revoyons les ouvriers qui étaient partis du camping une heure plus tôt. Ils osent alors discuter avec nous. Nous les informons que nous réalisons un film et que nous reviendrons au printemps.

Nous partons manger une pizza avant de reprendre la route. Le pizzaiolo nous indique que nous pourrons mettre le camion-cinéma à côté du sien sur la place du marché à Flamanville où vont tous les gars du camping. Il y a une heure trente d'attente. Cela sera l'occasion de discuter des films en attendant sa pizza.

Makhnovtchina / cycle urbanismes combattants
atelier cartographique de campagne


stany cambot / échelle inconnue
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