...nomade une manière beaucoup plus bankable d'entrevoir le phénomène de la mobilité

La question est là, du moins en partie : de quelle mobilité parlons-nous ? La tendance néo-nomade portée par le marché et une certaine idée toute métropolitaine du cadre métropolitain n'a, nous semble-t-il, ni besoin d'être défendu, ni réellement besoin d'être pensée. Elle nous pense.

Nous pense dans son désir surréel d'un monde de cadres mobiles, Iphone en poche, ordinateur portable vissé au genoux, voyage en tgv ou en avion, parfois low-cost, de métropole en métropole. Justifiant a posteriori l'injonction faite aux villes de devenir métropoles, propres, durables, dans la mesure où l'écologie de marché y trouve son compte.

A néo-nomade, néo-marché ? Pas vraiment. Renouvellement du logiciel capitaliste plus surement. "Nous vous avons vendu des pavillons à crédits, des voitures citadines pour vous y rendre en rentrant du travail. Nous vous vendrons maintenant des abonnements aux transports doux, des ordinateurs verrouillés et leur panoplie de produits davantage loués que vendus." La crise des sub primes inquiète votre existence pavillonnaire ? Changez de logiciel ! Peu importe que fournisseurs d’accès, marchands de téléphonie mobile, contractent avec vous, ou vos élus des marchés toxiques, préparant la prochaine crise qui sera, sans nul doute, la crise du réseau ; et ce, quand celui-ci vous sera devenu aussi nécessaire que la "citadine" et le pavillon.

neo...