Après quelques journées d'errance dans la ville du Havre, quelques unes des familles du Platz ont trouvé refuge derrière une église dans le quartier de l'Eure !

L'appel à la solidarité lancé, en écho au discours du pape François, par l'évêque du Havre laissait croire à un bon accueil des familles par les autorités ecclésiastiques. Il n'en fut rien et c'est finalement de prise d'otage des paroissiens que fut qualifiée l'installation des familles.

L'évêque du Havre, Jean-Luc Brunin, a donc fait constater leur présence par un huissier (le 22 juillet) quelques jours après leur installation et les a sommé de partir, parce que dit-il ; « Je ne peux pas accepter que la communauté chrétienne soit mise devant le fait accompli (...) L’Église ne peut pas jouer les Zorros de service : nous sommes pour un partenariat inter-associatif, avec les services de l’État, la municipalité, etc. »

Une charité conventionnée avec l’État en somme.

Deux jours plus tard, lors d'une rencontre sur le terrain occupé (jeudi 25 juillet), l’évêque a promis un autre terrain aux familles, si une convention tri-partite était signée. Faire signer une convention tri-partite en pleine été, cela relève de l'exploit, mais le collectif "l’hébergement, l'urgence c'est maintenant" et Échelle Inconnue s'y attellent.

L'oreille de la république ici se tendra-t-elle davantage à la voix de l'église ? Ou la muette convention entre les parties signe-t-elle déjà la volonté de retarder encore et encore l'installation de familles jetées dans encore plus de précarité ?

Pour l'heure, ces familles sont toujours sous le coup d'une expulsion.