L'expulsion du bidonville du Platz a nécessité :
> Un diagnostic social, ici réalisé par l'Association Française des Femmes en Difficulté et l'Armée du Salut pour un montant de 15 000 euros
> Des préparatifs au sein des institutions (réunion de travail en mairie, en préfecture, à la région, au conseil général), pour un montant d’environ 10 000 euros
> Des frais de justice (arrêté d'expulsion, recours, temps de travail des juges, avocats, etc.), dont le montant est difficile à calculer
> Une expulsion (présence de 50 CRS à 97 euros/jour et de camions, locations de pelleteuses à 870 euros/jour), pour un montant d'environ 7500 euros
> Un nettoyage du terrain
> Des propositions d'hébergement (20 places pendant 3 mois, ainsi que 20 repas par jour. Les 87 personnes du bidonville se sont relayées toutes les semaines) à l'Armée du Salut, pris en charge par le DIHAL et la DDCS, pour un montant de 65 000 euros

Soit 97 500 euros

Maintenir le terrain vierge de toute intrusion nécessite :
> La démolition de 280 mètres linéaires de mur en béton (hauteur 2,00 m) à 30 euros/m2, et la mise en benne, pour un montant de 18800 euros
> La pose de 230 mètres linéaires de grille verte (hauteur 2,00m), c'est-à-dire 90 plaques à 60 euros l'une, pour un montant de 5400 euros
> La pose d'environ 70 pierres d'une tonne chacune (100 euros la tonne), pour un montant de 7000 euros

Soit 31 200 euros

A ces montants s'ajoutent également les frais de délivrance d'OQTF (obligation à quitter le territoire français), plusieurs en mai dernier et une en octobre.

En l'espace de 6 mois, les institutions ont déboursé plus de 130 000 euros, quand nous savons que l'accompagnement et l'aménagement de l'enfer du bidonville coute bien moins

Insensé d'une république qui a pourtant fait de la calculatrice le LA de ses politiques.