Habiter, bien plus qu'une fonction humaine citadine, comme l'avait définit les partisans de la charte d'Athènes, est avant tout une manière d'être. Le logement est un local destiné à l'habitation ; l'habitat, lui, comprend le logement, l'ensemble des raccordements aux biens communs et tous les itinéraires du quotidien urbain : les rues, la boulangerie, l'arrêt de bus, le cyber-café ou le marché, tout ce qui permet à l'individu de se situer et d'être "connecté" au monde. Ainsi habiter est nécessaire à l'homme.

C’est pourquoi la régulation de l'habitat précaire et indécent ne peut faire l'économie d'une réflexion sur les fluides et énergies, sur les services communs, l'équipement public et les réseaux qui rendent possible l'habiter.

Ainsi, nous allons prochainement installer des extincteurs, réfléchir à un système de récupération d'eau de pluie (évitant aux familles de parcourir 1 km pour récupérer l'eau nécessaire auprès de l'entreprise qui leur fournissait sur le précédent terrain), construire des équipements domestiques mobiles (toujours); cuisines individuelles, collectives, douche... et poursuivre la réflexion et les négociations pour la réouverture du compteur électrique.


A suivre donc...