« Je dois me déplacer pour trouver du travail. Je suis cordiste, je travaille en hauteur, plus particulièrement dans la maçonnerie, mais je peux aussi nettoyer des cuves ou des silos. Mais ça, je n'aime pas trop, parce que quand tu es dedans, tu n'as même pas encore commencé à travailler, que tu sues déjà toute ton eau. Il fait une chaleur à l'intérieur !

Pour pouvoir travailler, j'habite dans mon camion. Mon adresse est chez ma mère et ça va surement rester encore longtemps comme ça ! Le soucis c'est que ce camion est trop petit. Je dois me dépêcher de terminer l'isolation et d'autre travaux pour le revendre et en acheter un plus grand. »

« Sur le toit de mon camion, il y a aussi des panneaux photovoltaïques. Avec des panneaux à 140 W et 90 A, ça suffit pour vivre. Le camion ma couté 5500 euros, et j'ai fais environ 1500 euros de travaux pour l'instant. Plus tard aussi j'aurais un camion, mais un poid-lourd. Comme ça, je pourrais faire un studio dedans.

Je suis inscris dans une dizaine de boite d’Intérim en France. Ils m’appellent je me déplace. Un jour, je suis à Toulouse, le sur-lendemain, je peux être en Haute-Normandie. En ce moment je suis à Vernon, je nettoie des vitres de plusieurs immeubles. Je dors dans mon camion garé pas très loin, mais comme je n'ai pas de douche, je suis tout les jours à la recherche d'un endroit pour me doucher. La directrice du camping a accepté que je vienne ici.

Le problème avec les boites d’Intérim, c'est qu'elles se débrouillent de plus en plus pour ne pas payer les calendaires, c'est-à-dire les indemnités pour rentrer chez soi tout les quinze jours. Maintenant, elles embauchent à la semaine, et c'est une perte pour nous de plusieurs centaines d'euros. »


Dans quelques mois, il souhaite rejoindre Toulouse pour aller sur le campus « univers cascade » et suivre une formation de doublure... « C'est important pour moi l’adrénaline. C'est ce qui me donne de la confiance en moi, parce que j'en manque »