Une femme sympathique nous reçoit à l'accueil. Avec son vieux compagnon assis face à elle, ils nous racontent que plusieurs retraités vivent ici à l'année. « Il y a aussi l'aire d'accueil, et des gens de passage pour le travail ».

Ils nous conseillent d'aller sonner au numéro 33.

Une haie, un portail, une boîte aux lettres et un nain montant la garde avec ses jumelles séparent l'allée du camping d'une petite cour remplie de statues kitchs et insolites. Gilbert sort de son mobilhome, accolé à deux petites cabanes de jardin, pour venir à notre rencontre. Il vit dans ce camping avec sa femme Francine depuis 17 ans. « Du jour où j'ai pris ma retraite, on est arrivé ici. Je sais pas quoi vous dire, on est bien ! » Il y a 5 autres retraités qui, comme eux, vivent ici à l'année.

Gilbert et Francine recevaient leur courrier directement dans leur boîte aux lettres. Ils sont domicilié au camping. Depuis quelques années, le facteur dépose leur courrier à l'accueil.

Nous passons voir les voyageurs qui vivent sur le terrain jouxtant celui du camping. Plusieurs camions servant à la ferraille sont stationnés à l'entrée ; 3-4 caravanes sont garées, il y en a même une petite qui sert de buanderie.

Une jeune femme ouvre la porte de sa caravane. Au fond, on aperçoit sa fille en bas âge et sa sœur. Elle vit ici avec son mari et sa belle-famille. Son mari fait la ferraille, ses beaux-parents les marchés. Ses parents sont eux aussi voyageurs. « J'ai toujours vécu comme ça. Pour nous, la caravane, c'est notre maison. »

Ils sont ici à Pont-authou parce qu'ils reviennent de la fête de Thiberville de septembre. Sa belle sœur a un stand. Il y en a une autre en octobre mais ils n'y seront pas. Ils retournent à Saint Pierre, s'installer sur un terrain qui appartient à ses beaux-parents.

Lorsqu'ils arrivent sur le terrain, le camping leur met l'eau et l'électricité à disposition. Quand ils repartent, ils passent régler leur consommation à l'accueil. Les rapports sont simples et respectueux.