makhnovtchina

Makhnovtchina est un projet adisciplinaire et forain qui vise à expérimenter, co-naître et cartographier (sur tous types de supports) la ville mobile avec ceux qui la vivent ainsi qu'à outiller des situations critiques - ou les espaces produits par la Métropole – en Haute-Normandie et à l'Est de l'Europe (Russie / Moldavie).




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♦ Projection au camping Les Tourterelles à Flamanville

Nous partons en direction du camping "Les Tourterelles" à Flamanville pour projeter des films avec le camion-cinéma début décembre. Nous sommes accueillis par le gérant qui vient regarder les films. Le camping est silencieux, peu de monde. Ce jour-ci les ouvriers semblent finir le travail plus tard que d'habitude. Quelques voitures passent à côté de nous en freinant puis quittent le camping. Quelques ouvriers ont quant à eux regardé les films depuis les fenêtres de leur mobile-home location.

Le gérant nous propose de venir aux beaux jours sur des périodes plus longues où nous pourrons habiter le lieu et rencontrer les ouvriers. Pendant les projections, nous discutons avec lui. Il nous indique que le camping est autonome vis-à-vis de l'AIE. Sur celui-ci, il n'y a pas de base-vie. D'autre part, il nous informe que 1700 ouvriers arriveront au printemps pour le grand carénage de l'usine nucléaire en fonctionnement (en plus des 5000 ouvriers déjà sur site pour le chantier de l'EPR). Il ne sait pas encore comment ils seront logés puisque les installations existantes comme son camping sont déjà saturées.

Avant de rentrer sur Rouen, nous retournons à la Forgette (voir l'article associé). Nous avons revu Gigi, la patronne du bar, et rencontré Pierre qui vit en camion dans un champ. Il est contrôleur de soudure. Il souhaite voir notre dernier film réalisé en Russie et est curieux des cités de garages que nous explorons en ce moment. En effet, le film lui pose des questions liées à son métier, notamment sur le contrôle qualité des pièces livrées à l'usine Kamaz par les ouvriers de la cité de garages. Pierre connaît un ouvrier dont le métier est scaphandrier. Avec le bruit, nous ne saisissons pas tout mais Gigi pourra faire l'intermédiaire afin de le rencontrer et en savoir davantage. Dans le bar, nous revoyons les ouvriers qui étaient partis du camping une heure plus tôt. Ils osent alors discuter avec nous. Nous les informons que nous réalisons un film et que nous reviendrons au printemps.

Nous partons manger une pizza avant de reprendre la route. Le pizzaiolo nous indique que nous pourrons mettre le camion-cinéma à côté du sien sur la place du marché à Flamanville où vont tous les gars du camping. Il y a une heure trente d'attente. Cela sera l'occasion de discuter des films en attendant sa pizza.

♦ Flamanville - Base vie des Pieux

Nous retrouvons Paulo le dimanche après-midi devant l’entrée principale de la base vie des Pieux. Nous parcourons les allées avec lui, entourées des 196 mobil-homes installés par l’AIE sur cet ancien parking communal, pour loger les ouvriers en déplacement sur le chantier de l’EPR. Chaque mobil-home comporte deux chambres ; tous les résidents vivent donc en colocation. Les « bungalows », comme les appelle Paulo, sont tous identiques : « comme ça il n’y a pas de jalousie ! », nous dit-il en riant.

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♦ Soirée de projection de films à la forgette

C’est à la Forgette que nous retrouvons ce soir là les ouvriers du chantier de l’EPR (Réacteur pressurisé européen). La Forgette, bar situé aux Pieux à 5 Km de Flamanville. La Forgette aussi, où nous avions rencontré pour la première fois Cyrille, Gigi, Paulo, Mathieu et Eddy. À la Forgette encore, et grâce à Valérie, tenancière, que nous avons décidé d'organiser une soirée de projection de nos films. L’occasion pour nous de faire connaître notre travail, de rencontrer de nouvelles personnes, de mieux comprendre leurs situations.

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♦ Bases vie et campings ouverts à l'année_Flamanville, chantier de l'EPR

Nous partons à Flamanville afin d'aller à la rencontre des ouvriers mobilisés sur le chantier de l'EPR. Certains sont sur place depuis le début du chantier, en 2007. Une petite dizaine de campings situés à Flamanville et ses environs, accueillent à l'année certains de ces ouvriers. Au camping municipal de Siouville, la réceptionniste nous explique que dans la région tous les campings sont ouverts à l'année, à l'exception de ceux qui sont uniquement touristiques. « Ha bon ? Ailleurs les campings sont tenus de fermer un mois dans l'année ? » s'étonne-t-elle. Dans ce camping, cohabitent à l'année retraités et ouvriers du chantier de l'EPR et tous ont la possibilité de recevoir leur courrier sur place. Les retraités sont presque tous propriétaires de leur mobil home. Certains ouvriers du chantier possèdent aussi leur propre caravane ou camping car et d'autres louent des mobil homes. Pour augmenter la capacité d'accueil, le camping a également été étendu au moment du lancement du chantier. Sur cette parcelle située au bout du camping sont disposés une vingtaine de mobil homes appartenant à l'AIE, l'Association Inter Entreprises, financée par les entreprises titulaires d'un marché avec EDF. Elle a pour but de prendre en charge le logement, la restauration et les transports des ouvriers de l'EPR. « C'est l'AIE qui gère cette partie du camping ! Les ouvriers leur payent directement la location et voient avec eux pour ce qui est de l'entretien des mobil homes. Par contre, ils sont soumis au règlement intérieur du camping et ont accès à ses sanitaires. Il y a un arrangement entre l'AIE et les élus mais je ne sais pas lequel... ».

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♦ Compte rendu des rencontres de l'habitat léger et mobile 2016 à Rouen / Désinventer la Seine

Désinventer la Seine, note d'intention des rencontres :

Reconquête ! Les mots sont lancés à travers une Europe désindustrialisée, de la Seine à la Moskva.

Depuis 2013 à Rouen, mairie et métropole ont lancé les chantiers de reconquête de la rive gauche des bords de Seine. Ceux-ci constituaient pourtant en plein centre ville une rareté : une place pour la ville mobile et foraine, accueillant retraités en camping car, travellers, voyageurs, habitats et commerces forains, cirques et circassiens etc. Mais le rouge est mit. Pelleteuses et Barrières signent à grand frais la fin de cette exception urbaine. Après un début d’aménagement sans bruit, communication et marketing ont pris le relais et, sur les affiches, camions, tentes, stands et camping-cars sont remplacés par les vélos, pelouses et hypothétiques cerfs-volants de la métropole techno-verte et conviviale.

Il s’agit à présent de mettre des mots et des images sur cet art de faire la ville, contre le voyageur : « Le fleuve devient un lieu de vie, d’activité économique et d’habitat », disent-ils. Comment ? « (…) par l’anéantissement d’un lieu de vie, d’habitats et d'activités économiques qui y étaient présent », voudrions nous rajouter.

À notre tour de poser des mots, de dire ce qu’il en est et de raconter ceux qui vivent, mobiles dans les vides des cartes.

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Makhnovtchina / cycle urbanismes combattants
atelier cartographique de campagne


stany cambot / échelle inconnue
www.echelleinconnue.net mel@echelleinconnue.net


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