makhnovtchina

Makhnovtchina est un projet adisciplinaire et forain qui vise à expérimenter, co-naître et cartographier (sur tous types de supports) la ville mobile avec ceux qui la vivent ainsi qu'à outiller des situations critiques - ou les espaces produits par la Métropole – en Haute-Normandie et à l'Est de l'Europe (Russie / Moldavie).




♦ Compte rendu des rencontres de l'habitat léger et mobile 2016 à Rouen / Désinventer la Seine

Désinventer la Seine, note d'intention des rencontres :

Reconquête ! Les mots sont lancés à travers une Europe désindustrialisée, de la Seine à la Moskva.

Depuis 2013 à Rouen, mairie et métropole ont lancé les chantiers de reconquête de la rive gauche des bords de Seine. Ceux-ci constituaient pourtant en plein centre ville une rareté : une place pour la ville mobile et foraine, accueillant retraités en camping car, travellers, voyageurs, habitats et commerces forains, cirques et circassiens etc. Mais le rouge est mit. Pelleteuses et Barrières signent à grand frais la fin de cette exception urbaine. Après un début d’aménagement sans bruit, communication et marketing ont pris le relais et, sur les affiches, camions, tentes, stands et camping-cars sont remplacés par les vélos, pelouses et hypothétiques cerfs-volants de la métropole techno-verte et conviviale.

Il s’agit à présent de mettre des mots et des images sur cet art de faire la ville, contre le voyageur : « Le fleuve devient un lieu de vie, d’activité économique et d’habitat », disent-ils. Comment ? « (…) par l’anéantissement d’un lieu de vie, d’habitats et d'activités économiques qui y étaient présent », voudrions nous rajouter.

À notre tour de poser des mots, de dire ce qu’il en est et de raconter ceux qui vivent, mobiles dans les vides des cartes.

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♦ Inauguration du Nigloblaster 2.0 et conférence de presse

           


La Ville n'est-elle faite que de murs ?

Pour aider à ouvrir les yeux sur les invisibles des villes, Echelle Inconnue a réalisé une visite foraine et géolocalisée du quartier du Pollet à Dieppe (Haute-Normandie) avec ses habitants. Pendant sept mois de résidence, l’équipe d'Echelle Inconnue, en collaboration avec le service Dieppe Ville d'Art et d'Histoire, est allée à la rencontre des polletais pour écouter et filmer les récits d’un quartier vu par sa mobilité. Pour réaliser cette visite, a été créé le « Nigloblaster 2.0 ». Il s'agit aujourd'hui d'une œuvre numérique créée avec la technologie GPS et conçue pour le quartier du Pollet. Elle permet de le visiter à travers la parole de ses habitants et de l’image qu’ils s’en font.

CONFÉRENCE DE PRESSE ET INAUGURATION DU PROJET :

Jeudi 11 février 2016 : conférence de presse à 14h dans les locaux de Dieppe Ville d’Art et d’Histoire (PLACE LOUIS VITET, 76200 DIEPPE).

Samedi 13 février 2016 :

15h à Dieppe Ville d’Art et d’Histoire : conférence de Stany Cambot « Revanche patrimoniale : création de monuments populaires diffus ».

« Quand les spécialistes du patrimoine élisent ce qui est digne d'être notre histoire. Quand ils désignent les pères dont nous devrions hériter histoire et valeurs, le dispositif numérique peut devenir pour nous l'outil de la vengeance patrimoniale ajoutant à la liste officielle des pères touristico-patrimoniaux d'autres pères dont nous pourrions nous réclamer. Les invisibles ou les vaincus de l'histoire officielle. Nous rêvons d'une ville, espace mnémonique, connaissance disponible sous un ciel ouvert, des pores et anfractuosités de laquelle les paroles clandestines pourraient exsuder. Depuis 1998 et avec les invisibles nous dessinons des réels ignorés.»

16h30 : Inauguration festive du Nigloblaster, du patrimoine « mobilier » d’un quartier et de ses habitants.

Lancement des réservations pour effectuer la visite seul ou à plusieurs.

NIGLOBLASTER 2.0, un projet soutenu par La Ville de Dieppe, Dieppe Ville d'Art et d'Histoire, La DRAC Haute-Normandie, Le dispositif pour la création artistique multimédia (DICREAM) du CNC, Le Pôle-Image Haute-Normandie, La Fondation Abbé Pierre et Le Département Seine-Maritime.

♦ Axe Seine... proximité de Vernon « Tu veux le faire toi ? Le truc du film ? Bah si ça peut aider pour l'eau... ».

Sur le camping, la situation a évolué. Ils sont plus nombreux. Mais toujours sans eau, la vie se complique, les rapports se tendent.

À l'entrée à gauche, vivent Lucille et sa fille. Depuis le départ de son mari, son beau frère Bouboule s'est installé à côté en caravane avec sa femme Priscilla et leur enfant de 4 mois. À droite de l'allée, en mobile home, Kevin et ses voisins, Marie et son époux, installés ici depuis 25 ans dans un grand mobile home aux murs intérieurs entièrement enduits. À côté, seul et handicapé, vit Olivier, dans le camping depuis très longtemps aussi. En face de chez Marie, il y a son fils Dylan et sa copine Kimberly qui habitent une caravane dont le grand auvent s'est un peu effondré.

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♦ Rencontres nationales itinérantes de l'Habitat léger et mobile 2015

La caravane HALEM fait cette année une halte à la ferme des Bouillons les 23 et 24 juillet 2015. Des ateliers-débats, projections, diagnostics partagés de situations vécues par des habitants en camion, caravane, vivant en camping à l'année, bidonville, yourte seront organisés.


PROGRAMMATION

JEUDI 23 JUILLET

14h - Les histoires de la Caravane d'Halem, présentation générale de la Caravane, retour sur les étapes passées et lancement des deux journées d'ateliers-débats.

16h - Partage d'expériences de terrain avec des occupants de la ferme des Bouillons, toute personne désireuse d'apporter ces expériences à la discussion et un retour sur les situations rencontrées par les membres d'Echelle Inconnue en haute-Normandie. Le groupe se basera sur le projet et les films réalisés dans l'Eure avec l'école primaire de Ménilles et des habitants de manière légère et mobile des environs (voir les articles sur ce projet "Ménilles, capitale de la mobilité")

19h - Repas à prix libre

21h -"Hacking Ouvrier" : Les enjeux du numérique et du bricolage dans la ville mobile avec la présentation, par des membres du Hackerspace de Rouen "Jeanne d'Hack", de leur imprimante 3D géante et une programmation de films réalisés par Echelle Inconnue avec des personnes utilisant le numérique, le bricolage électronique pour construire son habitat léger-mobile.

Fin de soirée - cinéma avec programmation libre des films d'Echelle Inconnue sur des situations en Haute-Normandie, en Moldavie ou à Moscou.

VENDREDI 24 JUILLET

11h - Économie informelle dans la ville foraine avec Arnaud Lemarchand, chercheur en économie et Hugues Bazin, chercheur indépendant en sciences sociales.
Cette présentation abordera les points suivants :

  • L'habitat mobile au sein de l'économie informelle : comment approcher, indirectement, son évolution via des indicateurs tels l'activité des laveries, la progression des branchements électriques provisoires etc.
  • Les habitants de logements mobiles démontables etc. participent aussi de la vie d'équipements collectifs.
  • Le passage de l'informel au formel, l'exemple des espaces négociés, des marchés transitoires des biffins. Avec la projection d'un film sur l'expérience de recherche action "rues marchandes" : Comment s'inspirer de ces expériences pour obtenir une meilleure place à l'habitat démontable ? Ce point permet aussi de revenir sur les expériences en milieu urbain.
  • La démarche recherche-action. Jusqu'ici Halem a échangé avec des chercheurs, a mené des actions militantes et des négociations avec les pouvoirs publics, il est possible d'avancer en adoptant d'autres stratégies d'expérimentation pour chercher des modèles d'insertion.

12h30 - repas à prix libre

14h30 - Édition d’un guide pour les usagers d'habitats légers et mobiles avec Diway, dessinateur, auteur de "sdf un métier d'avenir" (sous réserve), HALEM et Echelle Inconnue.


N'ATTENDEZ PLUS, VENEZ !

Se rendre sur place : La ferme des Bouillons est accessible en voiture, camion, caravane, avec possibilité de stationnement. Et, le lieu est également accessible depuis la gare de Rouen par la ligne de bus F2 direction "La Vatine MONT-SAINT-AIGNAN" : voir le trajet à pied de L'arrêt "centre commercial La Vatine" jusqu'à la Ferme des Bouillons ICI.

Vie sur place : bar ouvert, repas à prix libre et emplacements camping !

Envie d'être bénévole ?

Rendez-vous le mercredi 22 au soir pour aider au montage et le 24 au soir pour le démontage du terrain ! Et si vous êtes plutôt cuisine n'hésitez pas à vous manifester également. Les copains d'HALEM vous en seront très reconnaissants !
lucie.echelleinconnue.net



LES RENCONTRES ITINÉRANTES D'HALEM 2015 :

"Vous voulez partir en vacances tout en défendant les HABITATS LÉGERS ? Rejoignez la Caravane HALEM 2015 du 7 juillet au 6 août

La loi ALUR, la loi Raimbourg, la réforme des camping... Les lignes bougent et pas toujours très bien. Et nous ? Qu’est-ce que nous faisons ?

HALEM se déplacera sur différents sites sur lesquels se pose la question de faire évoluer la législation pour le bien-être d’occupants de résidences mobiles, démontables ou éphémères. Une initiative qui se projette jusqu’aux rencontres 2016.

Il s’agira de créer ensemble un diagnostic de la situation tout en imaginant ce qu’il serait souhaitable de faire évoluer. L’idée est de faire en sorte que l’analyse et les propositions se fassent avec les personnes concernées. Il s’agit pas d’une commande de l’État, il s’agit de faire en sorte que tout le monde puisse devenir acteurs/trices des réflexions qui concernent sa vie et que chacun/e d’entre nous devienne une force de proposition."

Plus d'information et programmation complète de la caravane :ICI

♦ Halem et Echelle Inconnue sur La Locale

A l'occasion du conflit qui oppose les Voyageurs à la Mairie de Saint Girons, Le magazine d'info libertaire de la Locale invite Clément David d'Halem et Stany Cambot d'Echelle Inconnue à faire le point sur la situation de l'habitat mobile, léger et démontable.

Ecoutez l'émission en streaming sur le site de La Locale ici (+)

♦ Workshop Perpignan Match NOUS/JE : JE:1/NOUS :0... néanmoins...

Perpignan 110000 habitants environ, 1/3 de blancs, 1/3 d'arabes, 1/3 de gitans et, en statistiques impossibles, de nombreux invisibles, transmigrants, travellers, sdf européen ou universaux.... Soit une ville peuplée de 4/3 d'individus au moins. Voilà ce que les statiques n'ont pas le droit de dire et qui, bien que réducteur, a au moins le mérite de démasquer ce que la fable républicaine de l'assimilation ne peut contenir. C'est une ville tri ou quadripartite qui cependant « fonctionne » et dialogue, nécessairement, à l'occasion.

Rien de tout cela dans la bouche des étudiants en art de Perpignan ou si peu. À la question « qu'est-ce que la ville (Perpignan) mobile ? », les yeux se baissent et observent le nombril dans l'hypothèse où celui-ci se nomadiserait.

Ecole d'art de Perpignan HAERT 70 étudiants blancs ou presque comme dans la plupart des écoles d'art ce qu'encore les statistiques ne peuvent dire (peut-être est-ce un bien)

Provocateur, le lendemain de ma conf, je lance : « évidemment aucun d'entre-vous n'habite en caravane ! » Une main cependant se lève sans plus de timidité que de détermination. « Si. Moi. Mes parents sont agriculteurs et n'ont jamais eu de permis de construire alors on vit dans des mobil homes, des caravanes, des chalets. Juste à côté il y a un terrain de Gitans. Un peu plus loin un de Manouche. Mais je ne veux pas travailler avec eux. Ils sont débiles. Une mère à faillit tuer son fils en tentant de tuer ses poux avec du désherbant ! ». Quelques jours plus tard, cette étudiante revient, habillée comme la maîtresse de Pony Poney avec une idée de projet. « dans mon travail je me filme souvent dans mon quotidien avec un masque de poney. Là, je voudrais organiser chez moi le tournage d'une bataille entre les poneys et les lapins. Les poney chassant ces lapins étranger de leur territoire » Bof... Elle repart. Je la verrai finalement le dernier jour avec une autre idée. Elle a détourné la chanson Pirouette Cacahuète (ma maison est en carton... on vit camouflés pour ne pas se faire dénoncer...) se sera la bande son de longs plans séquences de sa (ses) « maisons ». « j'ai pas envie de faire pleurer dans les chaumières. Moi j'aime cette vie là » dit-elle. Alors un conte, une contine pour dire ce réel hors norme. Je l'invite à replacer de manière furtive le personnage au masque de poney, muet, dans un des plans pour appuyer le surréalisme, voire réalisme magique, de sa proposition. J'attends sa vidéo.

Un autre étudiant prend la proposition à revers et décide de travailler sur l'urbanisme répressif. Mobilité contre ville ? « Non ! C'est la ville qui pousse à circuler. Pas de banc sans accoudoirs anti sdf. Plus de marche sans pic... » il fait un pochoir « espace de repos gratuit » et doit taguer les lieux. Plus tard, il écrira une autre phrase. Plus tard encore travaillera avec une amie étudiante en architecture à l'aménagement de cette ville mobile pour défendre la possibilité de s'y arrêter.

Un troisième ne voit comme accroche que le livre qu'il lit en ce moment Walden ou la vie dans les bois récit du voyage immobile d'Henry David Thoreau dans une cabane à Concord et une question : « la vie autarcique décrite dans le livre serait-elle possible en ville ? » Il ne le pense pas mais tente de collectionner des lieux susceptibles de répondre aux différents « programmes » du livre. C'est la construction d'un lieu puzzle, composé de morceaux de ville. Il tente mais n'y parvient pas. Il filme finalement la cabane d'un père noël, y associe un extrait du texte, un manège pour enfant et y associe un autre traitant du chemin de fer. Le chantier de la préfecture, un autre encore. Chaque vidéo est un cycle, une boucle. Le texte vient en contradiction sur la ville un peu comme par absurde.

Une étudiante se considère comme le fruit des nomadismes et migrations de ses ascendants : russes, hongrois, tziganes, etc. Un habitat nomade ? Pour elle ? Certainement pas. Mais elle voudrait réaliser des « poches » entre vêtement et sac de couchage. « le minimum de ce que l'on emmène ». Ce sac, serait tissé des fils de ses filiations.

Le dernier enfin dit. « souvent dans mon travail j'écris... heu... je dis des textes... heu... mais la pensée... la pensée... ça va plus vite... alors tout mettre... dire.... il faut que je construise une télévision en carton et.... » On discute. La mobilité de son cerveau. La difficulté à arrêter la pensée. Les pistes, partout. Et ses idées ou rêves éveillés : de machines, « je vois des machines comme des ailes pour bouger. Et l'énergie rotative et les bateaux et les bulles mais les bulles ça avance pas tout seul.... » Nous avions, avec Sergueï, filmé des entretiens avec la plupart des étudiants. Je lui propose de se filmer seul avec toutes ses pistes, idées, pas arrêtées. Le lendemain il revient avec des vidéos. Face caméra tantôt couché, debout, assis, penché, pour rentrer dans le cadre. Ça fait penser aux caméras embarquées sur le Vendée globes, ces autoportraits de marins fatigués, la colonne vertébrale épousant les courbes de l'espace naval optimisé. Il parle aussi de vagabond je lui donne le texte de Achard « le colporteur. » A suivre

♦ "Espace mobile" par Denis Retaillé

Professeur d'Université à Bordeaux III, D.Retaillé est venu présenter son concept d'espace mobile.



conférence

«... Je propose de remonter le mécanisme de la spatialisation assez loin, jusqu'à considérer que l'espace est fondamentalement mobile, c'est-à-dire que le référentiel matériel (terrestre) ou idéel (mathématique dans notre tradition), n'est que le résultat d'une fixation par l'expérience arrêtée (artifice nécessaire de la science moderne).

Mais les sciences de la société ne peuvent en rester là. Ni absolu, ni relatif, l'espace mobile est un espace de l'usage perpétuellement recomposé dans un système de distances dont les mesures varient dans les principes mêmes (les métriques) exprimant ainsi la spatialité comme beaucoup plus complexe que les propriétés d'étendue et de localisation ne le laissent entendre.

Il va sans dire que les termes de l'identité spatiale que sont la « territorialité» et la «géographicité» s'en ressentent.

Le premier qui pourrait être résumé comme l'appréhension de l'unité (par l'espace) et le second que je résumerai comme l'appréhension de la différence (par l'espace toujours) sont liés le plus souvent à une forme de la spatialité, celle qui résulte de l'application de la rationalité syllogistique faite d'inclusion et d'exclusion au titre de preuve. Le découpage en est la simplification, base de l'activité cartographique (que je prends ici dans un sens large, y compris métaphorique).

Il en résulte que toute subversion de cette forme est conçue comme crise ou déséquilibre ou, pis encore, comme irrationalité. Avec l'espace mobile, la subversion apparaît au contraire comme la rationalité poussée au paroxysme : l'adaptation provisoire et consciente. C'est de cela qu'il s'agit dans la conférence qui suit, assez mal venues dans la doxa géographique. Et c'est en Afrique sahélienne que j'en ai trouvé les indices. ...»

♦ CONFERENCE - CYCLE VILLE / MOBILE :

Le parcours du migrant de son pays d'origine à l’État français : de la recherche d'une stabilité à une mobilité imposée.

Jeudi 27 septembre 2012 / 18h30 Par Emmanuel Revuz, juriste au centre de rétention de Oissel

" Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays". L'article 13.2 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, pourtant adoptée par la France, est constamment remis en cause par nos gouvernements successifs.

Un étranger qui souhaite s'établir en France est confronté à une multitude de conditions à remplir et de règles à respecter. S'il ne réussit pas à obtenir le précieux sésame lui permettant de rester en France, sa vie continuera d'être l'histoire d'une mobilité, imposée cette fois par l'Etat français.

A travers l'étude des conditions requises pour vivre régulièrement en France et de leur application concrète, il sera question d'apprécier les enjeux et paradoxes que peuvent présenter nos politiques migratoires..

PROCHAIN RENDEZ-VOUS

Vendredi 05 octobre 2012

Les profondeurs de la surface. La ville : force des liens faibles. Par Jacques LEVY Professeur ordinaire de géographie et d'aménagement de l'espace à l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) et directeur du laboratoire Chôros.

♦ RENCONTRES

Samedi 15 et Dimanche 16 septembre 2012 / MERINDOL Intervention de Stany cambot pour Echelle Inconnue

Cycle de conférences organisé par AME (Action Mérindol Environnement) et APTE (Association pour la Promotion des Techniques Écologiques). Le thème fort de ces 13èmes rencontres est HABITER LA TRANSITION, ou vivre et habiter la Mobilité.

Seront invités entre autres : > Henri Montalbano de "Avril" > Sébastien Thiéry, l'innovation architecturale au service de la question sociale > Stany Cambot de "Echelle Inconnue", Makhnovtchina, travail de recherche et de création participatif avec les nouveaux mobiles : manouches, campeurs à l'année, travailleurs vivant en hôtel low cost ou en caravane au pied du chantier...

Plus d’informations : www.rencontres-ecocitoyennes.org/

♦ CONFERENCE « L’HABITAT TEMPORAIRE : DE LA PRECARITE DESIREE A LA PRECARITE IMPOSEE » / OLIVIER SIROST / JEUDI 07 JUIN 2012 / 18H30 / ROUEN

CONFERENCE « L’habitat temporaire : de la précarité désirée à la précarité imposée »

par Olivier Sirost, professeur d'Université en STAPS à Rouen

jeudi 07 juin 2012 à 18h30

18 rue Sainte Croix des Pelletiers 76000 ROUEN

«... Le camping examiné sous l’angle particulier de l’habitat est ramené tantôt à des considérations historiques qui marquent la vie du nomade sous la tente, tantôt à des observations d’actualité faisant de l’hôtellerie de plein air un substitut de résidence secondaire. Entre ces perspectives qui considèrent le camping à la fois comme constante anthropologique de l’homme et comme une forme de vacances à la mode, se déploie un éventail d’usages et de manières d’habiter. Sur un même terrain classé se mêlent toiles de tentes – canadienne, carrée, igloo -, tonnelles, caravanes de plusieurs générations, vans, camping-cars, bungalows entoilés, mobilhomes, chalets, abris de jardin, voire appartements. Selon les lieux, ce savant mélange sépare les formes ou les relie, en supprimant certaines, en impose une seule et unique. Joyeuse anarchie, ordonnancement stict des emplacements par catégories, ou isolement lié à la propriété, tout est possible en camping. Chaque coin possède sa propre coloration, son authentique atmosphère et son paysage bricolé. Cela est d’autant plus vrai que les campeurs s’évertuent à emboîter, à agencer, à juxtaposer ces manières d’habiter, ces sensibilités, comme un jeu de Lego perpétuellement recommencé. Chaque pouce de surface habitable est minutieusement examiné et utilisé. A la « science du terrain » qui caractérise le savoir-faire du campeur se superpose un art de la mosaïque définissant un esprit des lieux. Ainsi, on trouve sur les terrains classés tout autant un camping-car vide de toutes extension caractéristique du nomade qu’une caravane avec auvent en toile et tonnelle entourée de tentes igloos, signe affiché de la cellule familiale. Chaque emplacement révèle un style caractéristique, une manière de vivre. Sans doute nulle part ailleurs qu’au camping cette transition entre la sphère intime et la sphère publique de l’habitat n’est autant affichée. ...»

Echelle Inconnue a initié depuis 2010 un cycle de conférences sur la « ville mobile » et l’habitat léger dans le cadre du projet Makhnovtchina. Ce cycle est pensé dans une volonté d’apporter une approche pluridisciplinaire aux questions posées par des formes de vies mobiles. En apportant des apports juridiques, géographiques, socio-historiques, philosophiques et économiques, cela nous permet de toujours avancer sur ce projet en mettant en avant des paradoxes sociétaux. Entre une mobilité qui se veut être le modèle d’une société mondialisée et une autre qui gêne, celle des personnes ségréguées et exclues, se posent de nombreuses questions par les chercheurs invités. Nous mêlons à ces apports des témoignages et récits d’expériences, ceux de militants et acteurs à qui ces problématiques se posent quotidiennement.

Personnalités invitées à ce cycle à ce jour (par ordre chronologique) : Stany Cambot / Arnaud Le-marchand / Clément David / Marion Jenkinson / Michel Maffesoli / Denis Retaillé.

♦ RENCONTRES RELIER #3 « L’HABITAT LEGER ET LA PRECARITE ? » / Intervention de Julie Bernard / VENDREDI 1er JUIN / TOUTE LA JOURNEE / MAZAMET (81)

« Nous souhaitons par cette troisième journée échanger sur la précarité éventuelle de cer-taines situations en habitat léger, leurs causes et la manière dont chacun tente d’y faire face... Il s’agit aussi d’interroger la mobilité -induite ou recherchée- des personnes concernées et leurs possibilités d’implication dans la gestion et l’entretien de leur habitation. Ce sera enfin l’occasion de revenir sur la diversité des situations selon les lieux et les publics, ainsi que sur les principaux enjeux soulevés par l’essor de ces formes d’habitat. Quelles responsabilités individuelles et collectives vis-à-vis de leur implantation et leur gestion ? Quelle place pour ces formes dans les politiques du logement et d’aménagement ?

Ces différentes questions seront abordées en alternant temps d’information et de débats en plénière, réflexion en ateliers et moments d’échange conviviaux. Julie Bernard présentera un historique des projets d’Echelle Inconnue en lien avec « la ville mobile ». Elle développera pourquoi nous nous intéressons à cette question depuis 2003 : Du village du contre-sommet du G8 à Evian au projet Makhnovtchina en passant par l’Histoire et les histoires de Smala.

Cette édition est coorganisée par les associations RELIER et le Pot Éthique.

Nous convions les habitants ou futurs occupants d’habitat léger et mobile, les techniciens, élus, associatifs, chercheurs, acteurs et militants du logement ainsi que toutes les personnes se sentant concernées, à venir présenter leurs expériences, donner leur avis et croiser leurs regards afin de débattre et d’échanger sur cette question. »

Programme et inscription : http://reseau-relier.org/Deuxieme-rencontre-sur-l-habitat

♦ Denis Retaillé // Conférence "L'espace mobile" // 25 mai // 18h30

Professeur d'Université à Bordeaux III, D.Retaillé viendra présenter son concept d'espace mobile. Cette présentation s'inscrit dans le cycle de conférence sur les nomadismes, l'habitat léger et mobile dans le cadre du projet de recherche Makhnovtchina.

«... Je propose de remonter le mécanisme de la spatialisation assez loin, jusqu'à considérer que l'espace est fondamentalement mobile, c'est-à-dire que le référentiel matériel (terrestre) ou idéel (mathématique dans notre tradition), n'est que le résultat d'une fixation par l'expérience arrêtée (artifice nécessaire de la science moderne).

Mais les sciences de la société ne peuvent en rester là. Ni absolu, ni relatif, l'espace mobile est un espace de l'usage perpétuellement recomposé dans un système de distances dont les mesures varient dans les principes mêmes (les métriques) exprimant ainsi la spatialité comme beaucoup plus complexe que les propriétés d'étendue et de localisation ne le laissent entendre.

Il va sans dire que les termes de l'identité spatiale que sont la « territorialité» et la «géographicité» s'en ressentent.

Le premier qui pourrait être résumé comme l'appréhension de l'unité (par l'espace) et le second que je résumerai comme l'appréhension de la différence (par l'espace toujours) sont liés le plus souvent à une forme de la spatialité, celle qui résulte de l'application de la rationalité syllogistique faite d'inclusion et d'exclusion au titre de preuve. Le découpage en est la simplification, base de l'activité cartographique (que je prends ici dans un sens large, y compris métaphorique).

Il en résulte que toute subversion de cette forme est conçue comme crise ou déséquilibre ou, pis encore, comme irrationalité. Avec l'espace mobile, la subversion apparaît au contraire comme la rationalité poussée au paroxysme : l'adaptation provisoire et consciente. C'est de cela qu'il s'agit dans la conférence qui suit, assez mal venues dans la doxa géographique. Et c'est en Afrique sahélienne que j'en ai trouvé les indices. ...»

♦ RENCONTRE RELIER : HABITAT LEGER ET MOBILE

Saint-Affrique (Aveyron) / Jeudi 22 Mars 2012 / 18h30 / Installation vidéo / Rencontres

Projection du film "Possibilité d'une ville détruite par des hommes en uniforme" (45') par Echelle inconnue. Résumé : "Lors d'une résidence à Villeurbanne dans le grand Lyon fin 2009, notre regard s'est porté sur des terrains goudronnés, labourés, lunaires. Après quelques recherches, nous avons appris que cette mutation urbaine fait suite à l'expulsion d'un terrain habité par des Rroms. La déstructuration du territoire fait donc aujourd'hui partie prenante des méthodes de la police... »

programme à télécharger (pdf) : Rencontres habitat léger et mobile

Dans le cadre de son projet Makhnovtchina, Echelle inconnue travaille en collaboration avec l'association RELIER depuis 2011 sur le thème de l'habitat léger en participant à des rencontres et workshops réunissant différents acteurs et chercheurs intéressés par cette thématique.

♦ Séminaire IRIHS « Ville et mobilité »

Jeudi 9 février 2012 / 14h à l'Université de Rouen Séminaire IRIHS / intervention de Stany Cambot sur le thème « Ville et mobilité » :

Organisé par l'Institut de Recherche IRIHS dans le cadre du projet « Cultures Populaires et patrimoine de l’éphémère »/ Stany Cambot interviendra sur le thème « Ville et mobilité » en regard d'une recherche sur la foire Saint-Romain intitulée « Cultures Populaires et patrimoine de l'éphémère ».

Les objectifs de cette recherche portée par l'IRIHS (institut de recherche regroupant les laboratoires CETAPS / AILLEURS et IMEC) sont : de prendre comme premier objet d’études commun La Foire Saint Romain, en tant qu’événement représentatif d’une culture populaire. d’appréhender l’événement dans sa multiplicité et sa complexité. de privilégier une approche qualitative : entretiens semi-directifs, récits de vie (auprès de forains, clients, élus locaux...), entretiens collectifs d’enfants et dessins.

Lieu : CETAPS (Université de Rouen à Mont Saint Aignan) / salle 07 / RDC Bâtiment n°36 sur la carte : http://www.univ-rouen.fr/ (plan de l'université au format pdf)

♦ CONFERENCE "Nomadisme et post-modernité" Michel Maffesoli / 20 janvier 2012 / 19h / ROUEN

A l'automne 2010, Echelle inconnue a présenté un cycle de conférences à la librairie Polis. Celui-ci s'est réalisé dans le cadre du projet "Makhnovtchina" http://www.echelleinconnue.net/makhnovtchina/, travail de recherche sur l'habitat léger et mobile. Stany Cambot, Arnaud Lemarchand, Marion Jenkinson et Clément David ont présenté leurs recherches sur ce sujet. Aujourd'hui c'est au tour de Michel Maffesoli de présenter ses travaux en plaçant le nomadisme dans le contexte de post-modernité, thème de prédilection de ce sociologue internationalement réputé.

Cette conférence aura lieu au centre ressource d'Echelle Inconnue (18 rue Sainte Croix des Pelletiers / Rouen). Elle sera rediffusé en direct à la librairie Polis (21 rue Percière / Rouen).

Entrée gratuite

Makhnovtchina / cycle urbanismes combattants
atelier cartographique de campagne


stany cambot / échelle inconnue
www.echelleinconnue.net mel@echelleinconnue.net


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