makhnovtchina

Makhnovtchina est un projet adisciplinaire et forain qui vise à expérimenter, co-naître et cartographier (sur tous types de supports) la ville mobile avec ceux qui la vivent ainsi qu'à outiller des situations critiques - ou les espaces produits par la Métropole – en Haute-Normandie et à l'Est de l'Europe (Russie / Moldavie).




♦ #2 Tournée du MKN-VAN avec la Fanzinothèque de Poitiers dans le pays Brionnais

Du 15 au 21 mai, la Fanzinothèque mobile et le MKN-VAN ont été en territoire Brionnais pour créer un Fanzine avec les lycéens (lycée Augustin Boismard), faire une exposition, de la sérigraphie et des diffusions de nos films avec le MKN-VAN.

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♦ Nous avons marché sur Shangai


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Nous avons marché sur Shangai from Echelle Inconnue on Vimeo.

Shanghaï, le nom d'une des plus grandes cités de garages habitées de Moscou. Épisode 1, Ilya

♦ Москва. А мы шагаем по Шанхаю. Эпизод 1 «Давно я вас поджидал».

Мобильный город окружен таинственностью. Его пространство живет во власти тайн и криминальных действий. И параллельному городу Москвы, его гаражам, контейнерам, торговым павильонам и рынкам, не удалось этого избежать.

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♦ Triptyque forain (2) : Digressions sur les mouvements de la presque île

Dans le lointain : ne plus voir la foire, l’ex-pulsion de la ville.

Sur les quais de Rouen, on enterre les cadavres du souvenir. Tout se revêt d’une propreté immaculée, impeccable. L’opération est impulsée par la Métropole Rouen Normandie et la Ville de Rouen : « Reconquête des quais de Seine ». Les grands travaux d’aménagement déposent un voile sacré sur la saleté. Une pelouse arboré remplace soudainement les anciens parkings suants l’huile moteur ; les rares hangars restants, rouillés et grinçants, deviennent, sous un fard de street art, l’épaule culturelle de la ville moderne ; la foire n’y est plus la bien-venue, et se retrouve peu à peu, acculée sur la presque-île Waddington, la fin de la rive droite. On déroule un tapis rouge pour le promeneur fort-avisé, de se rendre pour sa promenade, le long des quais. Alors on tasse, on déblai et on rabote derrière les oreilles du souvenir. Et puis la ville veut avancer. Dans un sursaut de salubrité publique, la ville Métropolitaine essaye de re-prendre possession de sa non-ville, et fleurit sur ses déchets. À l’ouest poussent les nouveaux éco-quartiers Flaubert et Lucilline, sur des terres nécrosées par des ères industrielles : l’habitat bio, logique éco-normique. Les derniers grands projets immobiliers y écrasent la crasse : rive gauche, le Hangar 106, scène de la musique Actuelle, le prochain Hangar 107, bureaux, restaurants, crèche et salle d’exposition, le Hangar 108, futur Hotel de Métropole, le ‘parc’ de la presqu’île Rollet ; rive droite, le panorama XXL, les Docks 76, centre Commercial et de Loisirs, le palais des sports Kindarena, les Hangars 9, 10, 11, lieux de consommation de nourriture, de sports et de séminaires, le hangar 23, lieu de musiques et danses du Monde, un appel à projet sur le Chai à Vin, la démolition partielle du Hangar 13 abritant le Musée Maritime, Fluvial et Portuaire, la démolition totale des Hangars 15 et 16…

Alors après les déboires et l’annulation de la précédente édition (2015), on relègue la Fête au bout des quais. La presque-île Waddington devient l’esplanade Saint Gervais, plateforme événementielle du temporaire encadré : concerts, cirques, et nouvellement, le dé-ménagement de la foire St Romain…

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♦ Bases vie et campings ouverts à l'année_Flamanville, chantier de l'EPR

Nous partons à Flamanville afin d'aller à la rencontre des ouvriers mobilisés sur le chantier de l'EPR. Certains sont sur place depuis le début du chantier, en 2007. Une petite dizaine de campings situés à Flamanville et ses environs, accueillent à l'année certains de ces ouvriers. Au camping municipal de Siouville, la réceptionniste nous explique que dans la région tous les campings sont ouverts à l'année, à l'exception de ceux qui sont uniquement touristiques. « Ha bon ? Ailleurs les campings sont tenus de fermer un mois dans l'année ? » s'étonne-t-elle. Dans ce camping, cohabitent à l'année retraités et ouvriers du chantier de l'EPR et tous ont la possibilité de recevoir leur courrier sur place. Les retraités sont presque tous propriétaires de leur mobil home. Certains ouvriers du chantier possèdent aussi leur propre caravane ou camping car et d'autres louent des mobil homes. Pour augmenter la capacité d'accueil, le camping a également été étendu au moment du lancement du chantier. Sur cette parcelle située au bout du camping sont disposés une vingtaine de mobil homes appartenant à l'AIE, l'Association Inter Entreprises, financée par les entreprises titulaires d'un marché avec EDF. Elle a pour but de prendre en charge le logement, la restauration et les transports des ouvriers de l'EPR. « C'est l'AIE qui gère cette partie du camping ! Les ouvriers leur payent directement la location et voient avec eux pour ce qui est de l'entretien des mobil homes. Par contre, ils sont soumis au règlement intérieur du camping et ont accès à ses sanitaires. Il y a un arrangement entre l'AIE et les élus mais je ne sais pas lequel... ».

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♦ Etrepagny, exploration des environs d'une usine sucrière

Sous de larges volutes de fumée et dans d'étranges odeurs âcres et caramélisées, le MKN-Van arrive à Etrepagny. L'entrée dans le village longe les hautes cheminées de l'industrie sucrière St Louis, tandis que de nombreux camions vrombissent sur la route. Ici, des tonnes de betteraves (beta vulgaris) sont acheminées des environs puis traitées par un procédé de séparation permettant l'extraction du sucre des plantes. Une fois les betteraves coupées, broyées, chauffées, épurées, évaporées, cristallisées... le sucre est empaqueté puis disséminé en France. Ce sont des routiers qui s'occupent alors de tisser le lien entre les champs et l'usine (dans un rayon d'environ 200km) ; d'autres entre l'usine et le reste du pays.

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♦ Deuxième tournée du MKN-VAN !

Pour cette deuxième tournée du MKN-VAN nous sommes partis à la rencontres de personnes, de situations : déjà vues ou écrites, filmées. Une semaine pour continuer le travail avec eux.
La lanterne magique nous a guidés dans l'Eure, de Brionne à Ménilles, d'Etrepagny à Limetz.

Anciens Articles sur le camping de Limetz, ses problématiques d'accès à l'eau et les films avec Lucille et Kevin habitants du camping : Ici, Ici, Ici
Ancien Article sur Etrepagny et sa base vie ou nous avions rencontré Jean-Pierre : Ici
Anciens Articles sur Jean-Charles et Marie-Christine, habitants en camion au bord d'une route et bricolant régulièrement leur camion : Ici, Ici, Ici
Anciens Articles sur Ménilles, école "capitale du Royaume sur Roues" : Ici, Ici, Ici, Ici


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♦ Compte rendu des rencontres de l'habitat léger et mobile 2016 à Rouen / Désinventer la Seine

Désinventer la Seine, note d'intention des rencontres :

Reconquête ! Les mots sont lancés à travers une Europe désindustrialisée, de la Seine à la Moskva.

Depuis 2013 à Rouen, mairie et métropole ont lancé les chantiers de reconquête de la rive gauche des bords de Seine. Ceux-ci constituaient pourtant en plein centre ville une rareté : une place pour la ville mobile et foraine, accueillant retraités en camping car, travellers, voyageurs, habitats et commerces forains, cirques et circassiens etc. Mais le rouge est mit. Pelleteuses et Barrières signent à grand frais la fin de cette exception urbaine. Après un début d’aménagement sans bruit, communication et marketing ont pris le relais et, sur les affiches, camions, tentes, stands et camping-cars sont remplacés par les vélos, pelouses et hypothétiques cerfs-volants de la métropole techno-verte et conviviale.

Il s’agit à présent de mettre des mots et des images sur cet art de faire la ville, contre le voyageur : « Le fleuve devient un lieu de vie, d’activité économique et d’habitat », disent-ils. Comment ? « (…) par l’anéantissement d’un lieu de vie, d’habitats et d'activités économiques qui y étaient présent », voudrions nous rajouter.

À notre tour de poser des mots, de dire ce qu’il en est et de raconter ceux qui vivent, mobiles dans les vides des cartes.

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♦ Petite leçon de Manouche au bord de la Risle

Première maraude avec le MKN-VAN dans la commune de Pont-Audemer, dans l’Eure. Le long de la Risle, sur la gauche, une petite allée entre de deux parkings, amène à un terrain sur lequel sont installées de nombreuses caravanes.
Un homme s’avance : Anthony, qui habite une de ces caravanes. Il nous apprend alors que cet endroit est une ancienne déchetterie où « les gens venaient y déposer leurs gravats. »

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♦ Repousser les oiseaux de fer - Notre-Dame des Landes / juillet 2016

Il y a à la Zad des gens de passage, des gens qui y vivent depuis l'opération César ou même pour très peu d'entre eux depuis les années 90. Il est difficile de connaître l'histoire de celle-ci et de son développement, ce qui est sûr c'est qu'historiquement il y a sur le terrain, trois exploitants agricoles qui se sont opposés dès les années 60 au projet d'aéroport, le projet est alors tombé dans l'oubli dans les années 70. Dans les années 90, à l'aube d'une résurgence du projet seraient venus se greffer quelques squats autour de ces fermes. C'est à partir de 2009 et 2010 que vont s'installer plus massivement les Zadistes.

En effet, en 2009 s'y est déroulé le premier camp action climat. En 2010 pendant le G8 a été recensé sur la planète beaucoup de manifestations qui furent violentes et extrêmement répréhensives, notamment à Strasbourg. C'est alors que fut prise la décision d'occuper une zone pour dire "non" aux décisions gouvernementales en plus des manifestations. Il y eu ensuite l'opération César en 2012 (délogement des zadistes) qui fut un échec du gouvernement et qui a un peu plus médiatisé le combat présent sur la ZAD. Enfin la mort de Rémi Fraisse en 2014 (opposant au barrage de Sivens) a ramené encore plus de militants sur la ZAD.

Mais l'avenir de la Zad est en suspend, comme l'a été toute son histoire. Le gouvernement veut que la « décision démocratique soit respectée », envoi de CRS ? Non car il y a une volonté de régler tout cela dans la paix selon Ségolène Royal. Manuel Valls veut débuter les travaux en octobre, « les zadistes doivent s'en aller » a-t-il dit. Sans violence ? Ou bien durant les vacances d’août où les médias n'ont que peu de retentissance ? Le gouvernement osera-t-il s'occuper du problème ? Ou le laissera-t-il au prochain gouvernement ? Personne n'a de réponse, la crainte est présente, certains y pensent, « il faut construire la cabane avant qu'il ne soit trop tard », d'autres non.

Ce qui est certains c'est que les Zadistes ont un fort pouvoir de mobilisation durant ces assauts. Que ce soit par l'appui du plus grand nombre, de collectifs : comité Landais, de Bordeaux, de Lot Et Garonne, Haute Loire, Caen.., par leur rapidité de réactions, par les actions menées (occupation massive par la construction de nouvelles cabanes, mise en place de barrages et de systèmes de communication..).

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♦ Axe Seine... proximité de Vernon « On veut boire de l'eau au robinet ! »

Il n'y a toujours pas d'eau au camping de Limetz, « mais on a racheté une plus grande cuve ! », nous annonce Lucille à notre arrivée. Elle raconte aussi qu'il y a quelques mois, un homme est venu les voir – soit disant - de la part de la propriétaire pour leur demander de payer de nouveau un loyer. Le loyer est alors fixé à la tête du client, de 200 à 300 euros par emplacement. En échange, il devait faire quelques travaux d'aménagements sur le camping et remettre l'eau. Au bout de deux mois, ne voyant aucune modification, Lucille se rend à la gendarmerie avec sa quittance de loyer : « Le papier était bidon ! C'est dur quand même 400 euros pour rien... ».

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♦ Jeannine et Michel



En maraude, au sud de l'intercom du pays brionnais, s’efforçant de suivre la Risle, nous tombons sur une rue en c coupée par la voie de chemin de fer.
Juste avant cette rue il y a un pont qui surplombe la rivière et un antiquaire. Sur notre droite une maison avec dans son jardin des caravanes défoncées, une casse artisanale.
Tout autour, des maisons et plus loin un chalet sans fondation. Celui-ci fait environ 30 mètres carré au sol, il au centre du terrain entouré d'herbe et à sa gauche se trouve un garage. Au loin, sur la droite on aperçoit cet immense pont avec l'A 28 qui le traverse.

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♦ Julien

Si vous habitez Rouen, vous avez sûrement déjà croisé Julien, souvent sans le savoir. Originaire du Havre, il quitte Tarbes en 2007 après avoir perdu sa maison et ses trois chiens dans un incendie. Depuis 2012, Rouen. Et la manche, place du Vieux Marché, au pied du Micromania d'abord et aujourd'hui près de la gare en semaine et, le dimanche, près du carrefour de la fac de droit.

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♦ Trois années passées sur la route !

Ingrid est originaire du Nord, près de Lille, et a vécu 7 ans en Bretagne. Il y a trois ans, en attente d'un renouvellement de contrat, elle décide finalement de quitter son travail et la maison qu'elle louait, et de partir sur la route. « Je n'arrivais plus à comprendre ce paradoxe de devoir avoir une maison pour travailler et travailler pour avoir une maison. ». Elle a d'abord vécu dans sa voiture (seule), puis en camion avec sa copine Camille. Elles louent aujourd'hui un chalet à Bosrobert, commune située dans l'intercom du pays brionnais, depuis 1 mois. C'est en ouvrant un compte à la médiathèque de Brionne et en discutant avec Hervé de ses trois années passées « sur la route » qu'elle a eu connaissance de notre projet sur ce territoire et que nous avons été mis en contact avec elle. Nous la rencontrons ce samedi dans un café à Brionne, où elle passait pour faire une lessive et échanger des livres à la médiathèque. « Depuis que je suis sur la route, je n'ai plus la télé, c'est comme ça que je me suis mise à lire ! ».

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♦ Echelle dans le territoire Brionnais #04 – un matin pluvieux au camping de Pont-Authou

Quelques mois après la séance de projection de certains de nos films, retour au camping de Pont-Authou. Ce matin là, la pluie et la vision de ce camping presque vide n’est pas très joyeuse. Cependant, Jacqueline est là, comme toujours depuis 19 ans, ravie d' accueillir, dans ce camping ouvert en 1989. La mairie, à cette époque, avait décidé qu’il serait ouvert tout au long de l’année et l’aire d’accueil pour les Gens du Voyage avait naturellement été installée à côté. Aujourd’hui, rien de cela n’est assuré et au camping on se demande combien de temps les habitants pourront y rester.

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Makhnovtchina / cycle urbanismes combattants
atelier cartographique de campagne


stany cambot / échelle inconnue
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