makhnovtchina

Makhnovtchina est un projet adisciplinaire et forain qui vise à expérimenter, co-naître et cartographier (sur tous types de supports) la ville mobile avec ceux qui la vivent ainsi qu'à outiller des situations critiques - ou les espaces produits par la Métropole – en Haute-Normandie et à l'Est de l'Europe (Russie / Moldavie).




♦ Chauffe-eau forain, série Hacking Ouvrier

Jean-Charles, 2018, chauffe-eau solaire.
Techniques mixtes.
Porte de réfrigérateur de caravane, plexiglas, réservoir souple de douche solaire, tuyau noir fixé en serpentin.



« Mon petit frigo que j’avais dans le camion ne fonctionnait plus. Avant d’aller le déposer à la casse, j’en ai récupéré la porte. Je l’ai ouverte et l’ai ensuite grattée pour retirer la mousse expansée qu’elle contenait. J’y ai alors installé un réservoir de douche solaire relié à un tuyau de couleur noir fixé en serpentin. Pour maintenir le tout, un ami m’a donné deux petites plaques de plexiglas qui permettent de clore le caisson tout en laissant passer les rayons du soleil. J’ai aussi réutilisé la jerrican 20L que j’utilisais avant pour ma douche, dans laquelle j’ai placé un petite pompe à eau. Celle-ci est reliée à un petit panneau solaire qui permet d’alimenter en électricité le moteur de la pompe et de faire ainsi circuler l’eau dans le circuit en continu !

Et voilà ! 20 litres d’eau chaude ! Je vais pas tarder à lancer une lessive d’ailleurs… ! »

♦ Éolienne foraine #2, série Hacking Ouvrier

Jean-Charles, 2018, éolienne à axe verticale.
Techniques mixtes.
Tubes PVC façonnés au couteau et cintrés au barbecue, tige filetée, cuivre émaillé, aimants, résine, feuille d'acier.



« Pour ce deuxième prototype d’éolienne, j’ai conçu une éolienne à axe vertical (voir ici la construction du premier prototype réalisé en juillet 2017). Comme mon camion est plein à craquer, je n’ai pas la place pour l’entreposer à l’intérieur. Contrairement à une éolienne à axe horizontal, celle-ci peut continuer à tourner accrochée à mon camion même lorsque je roule ! Maintenant que le système de rotation fonctionne, je vais pouvoir entreprendre la réalisation du stator contenant les bobines ! Et je viens de dégoter un petit poste à soudure à l’étain qui se recharge avec le même système que les batteries de smartphones ! Ça sera plus simple qu’avec mon ancien matériel où je devais faire chauffer la tête du fer au chalumeau… J’ai aussi tenté d’améliorer le rendement électrique en installant un double plateau à aimants : les bobines de cuivre émaillé coulées dans un disque de résine seront ainsi prises en sandwich par deux disques sur lesquels seront respectivement placés 8 aimants ! »

♦ Jean-Charles aux premières loges pour observer la 8ème étape du tour de France !

Cependant, derrière la carte du tour de France, d'autres courses se disputent. De Flamanville à Vernon, plusieurs dizaines de milliers d'ouvriers mobiles sillonnent la France, de centrales en usines, pour consolider la ville planifiée qui une fois édifiée viendra alors les pourchasser. Habitants plus ou moins temporaires de campements ouvriers ou de camions solitaires, ils dessinent sur leur chemin une autre ville, celle-ci mobile et inquiète. C’est dans ce reflet trouble des espaces en crises de la ville officielle qu'émergent néanmoins autant de pratiques, de détournements, de modes de vie et de sociabilités visant à rendre l'impossible vivable.

Pour voir les nouvelles créations de Jean-Charles : Eolienne foraine, série Hacking ouvrier - Chauffe-eau forain, série Hacking ouvrier

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♦ Communiqué de presse avec Halem

Déjà 14 jours de grève de la faim pour faire entendre une évidence.
Depuis deux ans, suite à un arrêt maladie puis un licenciement, Éric a choisi de vivre toute l’année dans un camion qu’il a aménagé confortablement.
Répondant à ses besoins résidentiel et professionnel, il ne souhaite ni ne peut changer d’habitat actuellement.

Ce choix a été fait pour répondre à la nécessité d’habiter la mobilité, en fonction des boulots qu’il est obligé d’aller chercher à gauche et droite. Des nouvelles normes imposées par le contrôle technique l’obligent à mettre son camion à la casse, mais il a décidé, pour lui et toutes les personnes concernées, de ne pas baisser les bras.

Il n’est pas seul dans ce cas : travailleurs-euses précaires, intérimaires, saisonnier-ères, retraité-es, étudiant-es, intermittent-es, traveller’s, voyageurs-ses... le nombre de personnes dont l’habitat mobile et le mode de vie est directement mis en danger par la réforme du contrôle technique, mise en application ce mois de mai 2018, est considérable.

On hésite à convoquer les chiffres qui rendraient compte du phénomène. La "vulnérabilité de masse" se développe et il est devenu impossible pour beaucoup de se loger, de trouver un travail stable et d’assurer sa subsistance.

Lundi 18 juin à 15h30, Éric, assisté de son comité de soutien, a été écouté par le député LREM Bertrand Sorre. Voici un résumé de la rencontre : Il fait part de sa peur de se retrouver à la rue, de faire partie des SDF qui meurent de froid l'hiver, de son inquiétude pour les autres personnes prochainement victimes de la réforme : les gens susceptibles de perdre leur emploi car ils ne pourront plus utiliser leur véhicule pour aller travailler. Éric explique comment le contrôle technique risque d'engendrer une paupérisation et d'envoyer beaucoup de gens à la rue.

Bertrand Sorre s'engage à appeler le préfet, parle d'une volonté de sécuriser (grâce au CT), il dit qu'il contactera également le ministère de l'intérieur et des collectivités territoriales. « Il y a plein de cas comme vous » dixit Bertrand Sorre, ce qui laisse à penser que bon nombre d’élus sont au courant des risques d’exclusion et du désastre social qu’engendre ce nouveau contrôle technique. Le député s’engage également à exposer le cas d’Éric sur le site de l’assemblée nationale, sur le journal officiel et indique qu’il fera part des réponses à l’intéressé.

Suite à cet échange, Éric maintient sa grève de la faim jusqu’à la réponse de Bertrand Sorre, promise d’ici jeudi 21 juin, lui permettant d’obtenir une solution pour conserver son véhicule aménagé. A l’appui, Halem appelle toutes les associations et les instances qui s’inquiètent de graves répercussions économiques et sociales au plan national, à rejoindre les associations d’usagers. Il s’agit de venir en soutien à toutes les personnes qui encourent là une grave atteinte à leurs droits au logement et à la mobilité professionnelle.

Nous demandons :

 Une réponse rapide de la préfecture, du fait de l’urgence sociale, et une table ronde pour discuter des points suivants et trouver des solutions au plus vite.

 Une indemnité allouée à l'aménagement des VASP pour les personnes dont c'est la résidence principale, sur le modèle du Fonds de Solidarité Logement.

 L’exonération du coût de l'homologation par la DREAL, pour les petits revenus, les travailleurs précaires et temporaires, les bénéficiaires des minimas sociaux...

 Une prime à la mobilité pour les personnes devant se déplacer pour chercher du travail loin de leur domicile.

 Une aide à l'énergie comme tout le monde.

 Le retrait des points considérés comme « défaillances techniques » sur tous les véhicules et ne mettant personne en danger. Depuis trente ans, tandis que s'impose un chômage élevé, se développent un salariat précaire, aux temps contraints et morcelés, la mobilité pour tou-te-s promue impliquant de se déplacer pour suivre les opportunités d’emploi. L'évolution du marché du travail aussi bien que la crise du logement jettent sans cesse des gens sur les routes, générant au passage des formes nouvelles de nomadisme résidentiel.

Nous invitons toutes les personnes qui se sentent concernées, de près ou de loin, par le sujet (les habitants mobiles, les saisonniers, les artisans, les garagistes, les techniciens contrôleurs, les familles, les amis, les voisins, les sympathisants...) à interpeller leurs députés, afin que ceux-ci prennent la mesure de la situation et prennent en compte les dizaines de milliers de personnes qui vont être gravement touchées par les nouvelles directives du contrôle technique, économiquement pour certains, allant jusqu’à se retrouver complètement à la rue pour d’autres.

Sans cesse suspecté-es de contrevenir ou de troubler l'ordre public, les occupant-es de résidences mobiles doivent aujourd’hui se confronter à de fallacieuses normes de sécurité qui peuvent les priver à la fois de mobilité, de leur logement et de leur revenu.

Contacts :
Clément DAVID : 06 30 94 85 71 clement.david@halemfrance.org
Paul LACOSTE : 06 18 94 75 16 paul.lacoste@halemfrance.org

Source d'Halem : Communiqué de presse

♦ Они уже пришли в Шанхай!

Мы пришли сюда в очередной раз. Навестить Илью – отшельника или шамана гаражей.

– Тебе не кажется, что что-то изменилось? Разве все эти машины стояли здесь в прошлый раз? Они продолжили снос, тебе не кажется?

Вагончик, стоящий на столбе на 4 метрах над землей и служивший обзорной вышкой, исчез. Гаражи, которые он обозревал, тоже пропали. Бездомные – а, может быть, и бесхозные – машины, теснятся на клочке земли, заваленном мусором.

Мы идем дальше. Старое заброшенное кафе, которое в каком-то смысле обозначало вход в квартал, где обитал Илья, исчезло. Магазин покрышек, располагавшийся по правую руку – тоже. Теперь лишь дорога служит ориентиром. Взгляд, которому не мешают уже не существующие стены, скользит в поисках гаража Ильи. Мы что, снимали прямо тут?

Город сплющен, он как будто уничтожен огромным ботинком. Труба небольшого грузинского кафе все еще стоит – здесь мы и сворачиваем.

Хотя мы и видели тысячи раз, как эти неукрощенные места при помощи армии бульдозеров превращаются в девственно-белоснежную карту, каждый раз нас охватывает все то же чувство отвращения. Ноги шагают по опустевшей территории, носящей следы свершенного насилия, по грудам мусора, листам железа и дерева. Некоторые вещи кричат или оплакивают жизнь, которая здесь была. Везде одно и то же насилие, которое совершается интернационалом бульдозеров, историю которого никто не хочет всерьез ни писать, ни читать. У Востока и Запада, НАТО, Путина и Европы – столько костей, которые можно грызть, столько нерпоницаемых саванов, которые опускаются на тело, которое никто не хочет замечать, на тело потаенной жизни, которая формируется, пытаясь выжить в том маразме, который организуют, сами того не понимая, Восток и Запад, НАТО, Путин и Европа. У идиотизма есть свой цвет – желтый. Есть гусеницы, чтобы двигаться, есть лопата, чтобы «сокрушить» все, что названо ненужным.

Шанхай снесен с лица земли. Шанхай, «наконец», стал похожим на план. Мы читаем поверхность земли: следы стен, погреба и смотровые ямы раскрыты, как могилы. Иногда кажется, что они переходят в туннели. Однако, насильное обнажение не раскрывает секреты городских легенд. Мы напрасно стараемся найти секретный вход в Метро-2... Его нет. Нет подземных проходов, ведущих в соседние башни, принадлежащие ФСБ... ничего нет.

Только руины и дымоход грузинского кафе, который чудесным образом все еще стоит на своем месте. Небольшие бригады рабочих, приехавшие из Центральной Азии, прогуливаются в дыму, идущему от чего-то, что горит. Они собирают то здесь, то там листы металла и металлолом и кладут их в маленькие грузовики. Даже самый хрупкий город перерождается.

Это новый апокалипсис?

Глаз отслеживает на земле, поблизости, знаки, которые могли бы нам помочь отыскать место, где мы встретились с отшельником Ильей.

В центре города говорили, что жители города не желают видеть ни Шанхай, ни занимающих его приезжих. В центре города говорили, что здесь работает только мафия, только криминальные элементы, что это опасная, неправедная территория. Нам рассказывали легенды об этом месте, о борделях, устроенных для работающих в Москве узбеках, о секретном входе на секретную ветку метро, благодаря которой представители номенклатуры могли уехать из города. Уехать на Восток. Кстати говоря, туда мы и сами отправимся послезавтра.

До всех революций жители Шанхая, вне всяких сомнений, отправились бы жить в станицу к казакам. Но настоящих казаков уже не существует. Нет больше войска из вольных и беглых людей, которые могли бы противостоять официальному городу и защитить мастеров. А значит, нет больше места для таких, как Илья, прошедших психиатрическую больницу, зарабатывающих в гаражах деньги, чтобы выучить своих детей. Больше нет места для тех, кто не похож на типичного обитателя, каким его рисуют создатели новой Москвы.

Илья. Мы звоним ему. В трубке раздается его голос. Обычно насмешливый и нездешний, на этот раз он лишен всяких интонаций. Это тусклый голос угрюмого человека. Нет, он не хочет сюда возвращаться. Мы увидимся с ним в его родном районе – в Братеево.

В дыму горящих здесь останков Шанхая медленно двигаются призраки. С трудом можно различить рабочих из Центральной Азии, продолжающих снос, бывших владельцев гаражей, которые пришли собрать все, что только смогут найти, сборщиков металлолома и мародеров. Даже Шанхай перерождается. Итак, Марк-Антуан достает свой микрофон, я вынимаю свою видеокамеру и, в сопровождении Людмилы, которая переводит нам слова местных обитателей, мы отправляемся на поиски того, что осталось.

♦ Le tour de France du nucléaire

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♦ Soirées de projection à Limay et Gennevilliers

Dernière semaine avant les fêtes de fin d'année, il est temps pour nous de présenter notre travail final sur les ports de Limay et Gennevilliers. Nous projetons dans des lieux propres au film "Le port, les monstres" : AMF, l'aire d'accueil et le Rendez-vous des chauffeurs.

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♦ AXE SEINE - Transit historique

Au fil du fleuve et du temps : Gennevilliers et Limay, deux villes industrielles et portuaires où viennent se caser vi(ll)es mobiles et transitoires.

♦ Soirée projection de films à l'aire d'accueil de Limay : « C’est pas mal votre film, mais quand même il manque quelque chose... »

Nous arrivons un jeudi soir à Limay avec le MKN-VAN pour présenter l’avancée de notre travail dans les ports de Limay et de Gennevilliers. Valérie, responsable du Pôle Habitat à l’ADVOG, nous accompagne. Nous nous dirigeons tout d’abord vers des terrains situés au sud de la ville, habités par des Voyageurs dont l’expansion du port va provoquer l’expulsion. Un jeune garçon nous invite à le suivre. « Mes parents, mes frères, tout le monde travaille la ferraille ici ! Moi aussi, déjà, je commence avec mon père ! » Le terrain où il habite est situé au bout d’un chemin le long duquel caravanes et caisses aménagées se succèdent, urbanisation caractéristique de cette lisière portuaire. « Certaines personnes sont installées ici depuis plus de 20 ans ! » Arrivés sur le terrain, plusieurs personnes viennent à notre rencontre et nous proposent de garer le camion au centre du terrain pour projeter quelques films. Puis une femme se joint au groupe : « Nous n’avons rien à vous montrer, c’est un terrain privé ici, veuillez sortir maintenant ! » Un des fils vient nous retrouver à l’extérieur avec sa copine. Ils nous expliquent : « La ferraille, c’est tabou ! »

Nous nous rendons alors sur l’aire d’accueil de Limay, où nous avions déjà fait la connaissance de Teddy et Johnny, jeunes ferrailleurs qui nous avaient alors proposé de les accompagner dans une tournée nocturne des encombrants. Nous installons le MKN-VAN à l’entrée de l’aire d’accueil, l’écran déployé vers les caravanes. Au programme : notre entretien avec Claude, chauffeur routier travaillant comme transporteur pour l'entreprise de recyclage GDE, avec qui nous avions fait la route « GDE Gennevilliers - GDE Limay » afin de livrer de la ferraille il y a quelques semaines et des images d’archives concernant l’extension du port de Limay et les réunions de concertation la concernant. Une vingtaine de personnes rejoignent cette projection improvisée. Tous sont enthousiastes par le camion, les films, le sujet de la ferraille et des usines du port qui les entourent. Un jeune homme s’installe sur un muret près du camion pour jouer de la guitare. « C’est un Reinhardt ! » nous dit sa mère.


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♦ Soirée projection de films et rencontre avec le routier Claude - entre Gennevilliers et Limay

À mesure de nos recherches et de nos rencontres, le projet a pris une direction particulière : celle de la ferraille. Son trajet est mis en lumière ici, notamment entre deux ports importants d'Ile-de-France, celui de Limay et de Gennevilliers. L'histoire de ceux qui créent et travaillent la ferraille, mais aussi de ceux qui la transportent, routiers et mariniers, est racontée. Une forme de livre se crée, reliée par un fil métallique réunissant différents types de ferrailleurs, retraçant leurs parcours des encombrants jusqu'aux entreprises de recyclages telles que GDE ou Alpa et au fil de l'eau.

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♦ Villes Foraines

Un film réalisé à partir d'extraits du livre "Villes Nomades. Histoires Clandestines de la mobilité" de Stany Cambot, éditions Eterotopia FRANCE

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♦ FOURGON DE CURIOSITÉS - ФУРГОН С ДИКОВИНАМИ



« Parfois, des gens s’arrêtent, parce qu’ils pensent qu’on manque de quelque chose en voyant de loin notre camion. Alors je les invite à boire un café et leur montre que non ! Regarde on a de l’eau, du chauffage et de la lumière ! ».

«Иногда люди останавливаются, потому что видят издалека наш грузовик и думают, что нам чего-то не хватает. Тогда я предлагаю им выпить кофе и показываю, что это не так! Посмотри: у нас есть вода, отопление и свет!»

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♦ Après la fête...

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♦ Triptyque forain (2) : Digressions sur les mouvements de la presque île

Dans le lointain : ne plus voir la foire, l’ex-pulsion de la ville.

Sur les quais de Rouen, on enterre les cadavres du souvenir. Tout se revêt d’une propreté immaculée, impeccable. L’opération est impulsée par la Métropole Rouen Normandie et la Ville de Rouen : « Reconquête des quais de Seine ». Les grands travaux d’aménagement déposent un voile sacré sur la saleté. Une pelouse arboré remplace soudainement les anciens parkings suants l’huile moteur ; les rares hangars restants, rouillés et grinçants, deviennent, sous un fard de street art, l’épaule culturelle de la ville moderne ; la foire n’y est plus la bien-venue, et se retrouve peu à peu, acculée sur la presque-île Waddington, la fin de la rive droite. On déroule un tapis rouge pour le promeneur fort-avisé, de se rendre pour sa promenade, le long des quais. Alors on tasse, on déblai et on rabote derrière les oreilles du souvenir. Et puis la ville veut avancer. Dans un sursaut de salubrité publique, la ville Métropolitaine essaye de re-prendre possession de sa non-ville, et fleurit sur ses déchets. À l’ouest poussent les nouveaux éco-quartiers Flaubert et Lucilline, sur des terres nécrosées par des ères industrielles : l’habitat bio, logique éco-normique. Les derniers grands projets immobiliers y écrasent la crasse : rive gauche, le Hangar 106, scène de la musique Actuelle, le prochain Hangar 107, bureaux, restaurants, crèche et salle d’exposition, le Hangar 108, futur Hotel de Métropole, le ‘parc’ de la presqu’île Rollet ; rive droite, le panorama XXL, les Docks 76, centre Commercial et de Loisirs, le palais des sports Kindarena, les Hangars 9, 10, 11, lieux de consommation de nourriture, de sports et de séminaires, le hangar 23, lieu de musiques et danses du Monde, un appel à projet sur le Chai à Vin, la démolition partielle du Hangar 13 abritant le Musée Maritime, Fluvial et Portuaire, la démolition totale des Hangars 15 et 16…

Alors après les déboires et l’annulation de la précédente édition (2015), on relègue la Fête au bout des quais. La presque-île Waddington devient l’esplanade Saint Gervais, plateforme événementielle du temporaire encadré : concerts, cirques, et nouvellement, le dé-ménagement de la foire St Romain…

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♦ Deuxième tournée du MKN-VAN !

Pour cette deuxième tournée du MKN-VAN nous sommes partis à la rencontres de personnes, de situations : déjà vues ou écrites, filmées. Une semaine pour continuer le travail avec eux.
La lanterne magique nous a guidés dans l'Eure, de Brionne à Ménilles, d'Etrepagny à Limetz.

Anciens Articles sur le camping de Limetz, ses problématiques d'accès à l'eau et les films avec Lucille et Kevin habitants du camping : Ici, Ici, Ici
Ancien Article sur Etrepagny et sa base vie ou nous avions rencontré Jean-Pierre : Ici
Anciens Articles sur Jean-Charles et Marie-Christine, habitants en camion au bord d'une route et bricolant régulièrement leur camion : Ici, Ici, Ici
Anciens Articles sur Ménilles, école "capitale du Royaume sur Roues" : Ici, Ici, Ici, Ici


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Makhnovtchina / cycle urbanismes combattants
atelier cartographique de campagne


stany cambot / échelle inconnue
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