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NEO...
...nomade une manière beaucoup plus bankable d'entrevoir le phénomène de la mobilité

Par Stany Cambot, mercredi 3 octobre 2012 ,Western

La question est là, du moins en partie : de quelle mobilité parlons-nous ? La tendance néo-nomade portée par le marché et une certaine idée toute métropolitaine du cadre métropolitain n'a, nous semble-t-il, ni besoin d'être défendu, ni réellement besoin d'être pensée. Elle nous pense. Nous pense dans son désir surréel d'un monde de cadres mobiles, Iphone en poche, ordinateur portable vissé au genoux, voyage en tgv ou en avion, parfois low-cost, de métropole en métropole. Justifiant a posteriori l'injonction faite aux villes de devenir métropoles, propres, durables, dans la mesure où l'écologie de marché y trouve son compte. A néo-nomade, néo-marché ? Pas vraiment. Renouvellement du logiciel capitaliste plus surement. "Nous vous avons vendu des pavillons à crédits, des voitures citadines pour vous y rendre en rentrant du travail. Nous vous vendrons maintenant des abonnements aux transports doux, des ordinateurs verrouillés et leur panoplie de produits davantage loués que vendus." La crise des sub primes inquiète votre existence pavillonnaire ? Changez de logiciel ! Peu importe que fournisseurs d’accès, marchands de téléphonie mobile, contractent avec vous, ou vos élus des marchés toxiques, préparant la prochaine crise qui sera, sans nul doute, la crise du réseau ; et ce, quand celui-ci vous sera devenu aussi nécessaire que la "citadine" et le pavillon. neo...

tag : nouveaux mobiles travail

Réalisation :
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MAKHNOVTCHINA
MAKHNOVTCHINA
Makhnovtchina est un repérage actif des nouvelles mobilités urbaines et périurbaines à l'heure des grands projets de métropolisation. C'est un atelier itinérant de production participative d'images (fixes, vidéos, ou multimédia), de textes, de cartes, de journaux, « Work in progress ». Ce travail mené par des architecte, géographe, créateur informatique, sociologue et économiste vise à terme la proposition d'architecture ou d'équipements mobiles et légers. Ce travail vise, en outre, à explorer les futurs vides ou terrae incognitae que créent ou créeront les métropoles. Il propose une traversée du terrain d'accueil pour « gens du voyage » au marché forain en passant par les espaces des nouveaux nomadismes générés par la déstructuration des entreprises, notamment de réseau (EDF, GDF, France télécom...), ainsi que par les campings où, faute de moyens, on loge à l'année. Une traversée, pour entendre comment la ville du cadastre rejette, interdit, tolère, s'arrange, appelle ou fabrique la mobilité et le nomadisme. Ce projet de recherche et de création s'inscrit dans la continuité de certains travaux menés depuis 2001 : travail sur l'utopie avec des « gens du voyage » (2001-2003), participation à l'agora de l'habitat choisi (2009), réalisation d'installation vidéo avec les Rroms expulsés du bidonville de la Soie à Villeurbanne (2009) et encadrement du workshop européen « migrating art academy » avec des étudiants en art lituaniens, allemands et français (2010). Il tente d'explorer les notions de ville légère, mobile et non planifiée avec ceux et celles qui les vivent.