makhnovtchina

Makhnovtchina est un projet adisciplinaire et forain qui vise à expérimenter, co-naître et cartographier (sur tous types de supports) la ville mobile avec ceux qui la vivent ainsi qu'à outiller des situations critiques - ou les espaces produits par la Métropole – en Haute-Normandie et à l'Est de l'Europe (Russie / Moldavie).




♦ Gennevilliers - De la cité 51 au Tremplin Sud


Le travail ici s'articule autour des traces du passé des anciennes cités de transit de Gennevilliers, notamment la cité 9 et la cité 51. Ces dernières ont perduré pendant plus de vingt ans, de 1965 à 1987. Vous trouverez sur le journal un historique de ces cités. Aujourd'hui, nous sommes partis découvrir celle du numéro 51 de la Route du Port.

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♦ Rencontres "Désinventer la Seine, à la lumière de ses réalités nomades !"

Désinventer c'est voir et connaître le réel plutôt que l'imaginer !
C'est préférer la vie au plan, préférer ceux qui existent à ceux qui sont représentés.
C'est préférer parier sur ceux, oblitérés mais présents, qui vivent et inventent les bords de l'eau, plutôt que faire semblant de croire aux pelouses toujours vertes, aux arbres toujours feuillus, aux visages toujours bronzés et souriants des images de la communication du projet urbain !
Bref, c'est préférer la complexité du réelle à sa fable métropolitaine.


Reconquête ! Les mots sont lancés à travers une Europe désindustrialisée, de la Seine à la Moskva.

Depuis 2013 à Rouen, mairie et métropole ont lancé les chantiers de reconquête de la rive gauche des bords de Seine. Ceux-ci constituaient pourtant en plein centre ville une rareté : une place pour la ville mobile et foraine, accueillant retraités en camping car, travellers, voyageurs, habitats et commerces forains, cirques et circassiens etc.
Mais le rouge est mit. Pelleteuses et Barrières signent à grand frais la fin de cette exception urbaine.
Après un début d’aménagement sans bruit, communication et marketing ont pris le relais et, sur les affiches, camions, tentes, stands et camping-cars sont remplacés par les vélos, pelouses et hypothétiques cerfs-volants de la métropole techno-verte et conviviale.

Il s’agit à présent de mettre des mots et des images sur cet art de faire la ville, contre le voyageur : « Le fleuve devient un lieu de vie, d’activité économique et d’habitat », disent-ils. Comment ? « (…) par l’anéantissement d’un lieu de vie, d’habitats et d'activités économiques qui y étaient présent », voudrions nous rajouter.

À notre tour de poser des mots, de dire ce qu’il en est et de raconter ceux qui vivent, mobiles dans les vides des cartes.
Les 3 et 4 septembre 2016, nous, Echelle Inconnue (avec l’association HALEM), organisons les rencontres itinérantes de l’habitat léger, éphémère et mobile sur la toute proche île Lacroix, afin, à notre tour, de « désinventer la Seine » avec ceux que la politique de reconquête refuse visiblement d'appeler "les conquis". En somme prendre part à cette guerre silencieuse, qui pourtant a lieu, déclenchée par ceux qui préfèrent inventer une réalité à leur convenance plutôt que prendre en compte le réel parfois complexe et clandestin d'un peuple sur roues, grandissant mais pourtant éternellement chassé.

VOIR ICI LE PROGRAMME ET LES INFORMATIONS PRATIQUES DES RENCONTRES LES 3 ET 4 SEPTEMBRE

♦ Sotchi

Le plus grand aquarium de Russie ressemble davantage à une animalerie qu'à un méga centre aquatique. À la sortie une berline blanche. Adossé à un palmier, coupe à la brosse, pantalon blanc, chemise assortie ouverte sur un ventre rebondi il marmonne « taxi ? - oui ! centre ville - C'est loin ! Plus de soixante kilomètres !». l'agglomération de Sotchi s'étale sur 165 kilomètres.

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♦ Axe Seine... proximité de Vernon « Tu veux le faire toi ? Le truc du film ? Bah si ça peut aider pour l'eau... ».

Sur le camping, la situation a évolué. Ils sont plus nombreux. Mais toujours sans eau, la vie se complique, les rapports se tendent.

À l'entrée à gauche, vivent Lucille et sa fille. Depuis le départ de son mari, son beau frère Bouboule s'est installé à côté en caravane avec sa femme Priscilla et leur enfant de 4 mois. À droite de l'allée, en mobile home, Kevin et ses voisins, Marie et son époux, installés ici depuis 25 ans dans un grand mobile home aux murs intérieurs entièrement enduits. À côté, seul et handicapé, vit Olivier, dans le camping depuis très longtemps aussi. En face de chez Marie, il y a son fils Dylan et sa copine Kimberly qui habitent une caravane dont le grand auvent s'est un peu effondré.

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♦ Au bord de la Seine... La maison aérienne et la péniche

Des allers-retours en train entre Rouen et Paris, nous en faisons régulièrement. Et toujours défilent les mêmes images : cabanes, jardins, caravanes, chalets... De ces habitats légers, il y a en a des dizaines entre la voie ferrée et la Seine. Plus nous prenons le train et plus nous souhaitons nous y rendre autrement. Mais c'est depuis le train, que nous en avons trouvé les entrées, inscrivant les indications routières à suivre, les détails après lesquels tourner. C'est dans le train que nous avons élaboré notre route.

Nous longeons la Seine dans le département de l'Eure par ses chemins de halage non goudronné et difficiles d'accès. La twingo se transforme alors en mini 4x4.

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♦ Acte I d'une pièce trop souvent jouée

Ils s'appellent Rodrigues, de Freitas, Dosreis. Ils vivent tous rue de Couronne Prolongée depuis 15 ans, 20 ans, 30 ans et, bientôt, n'auront plus de maisons. Déjà, à l'angle de la rue, les premières clôtures ne renferment plus rien.

C'est l'observation de ce quartier, le premier acte de la destruction de toutes traces de l'urbanité, qui s'est crée d'elle-même avec le temps et les moyens dont disposaient ces habitants, que l'on propose ici. Le journal d'un effacement du réel pour faire correspondre le territoire à la carte.




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♦ Si le spontané fait ville à St Etienne du Rouvray

Derrière le mur peinturluré de la bretelle d'autoroute reliant Rouen au reste du monde, au pied d'une centrale électrique, de petites baraques se sont construites peu à peu, entre les pilonnes des lignes à hautes tensions, et au fil du temps - de 1950 à aujourd'hui ; des maisons en dur, ou presque. Portes, fenêtres double vitrage, boîtes aux lettres, petits portillons et balançoire dans le jardin, peu à peu ce quartier se consolide et ces 28 petits pavillons deviennent lieux de vie -et pour certains, de travail- de nombreuses familles.


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Makhnovtchina / cycle urbanismes combattants
atelier cartographique de campagne


stany cambot / échelle inconnue
www.echelleinconnue.net mel@echelleinconnue.net


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