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LA VILLE FORAINE A SA CAPITALE !

Par Julie Bernard, vendredi 17 avril 2015, Western

De camion caisse en fourgon, de camping-car en camionnette, la ville foraine s’établit et se visite devant l'école primaire de Ménilles. Des personnes qui vivent dans leur véhicule, d'autres qui commercent ainsi, et jour après jour, les couleurs changent, les gabarits aussi.

Le camion de Jean-Charles et Marie-Christine et notre camion-cinéma

Le camion épicerie Brin'dille

Le bus restaurant Croq'en bus

Le camping-car

Pourquoi avoir choisit un commerce ambulant ? Où te ravitailles-tu ? Où se trouve la chambre dans ton camion ? Les panneaux solaires, comment ça marche ? Et ce truc qui tourne, ça s'apelle comment ? Et vous avez quand même un point d'attache ? Pourquoi on choisit un bus pour restaurant ? Quasiment autant de questions que d'enfants ! De discussions en ateliers, la ville foraine prend forme, sous les yeux des enfants, elle prend même les traits d'une capitale. Les enfants regardent, comprennent, les parents entrevoient ! Bien qu'ici tout le monde connaisse le camion marron installé sur la route de Vernon, beaucoup sont ceux qui nous disent "pourtant, nous ne savons pas qui vit dedans !". Et l'école recevant la ville foraine éphémère a permis à quelques 127 familles de faire connaissance avec les habitants mobiles de Ménilles.

tag : architecture ateliers menilles camion ville mobile mobiles nouveaux mobiles habitat leger et mobile

Réalisation :

  • L échelle inconnue
MAKHNOVTCHINA
MAKHNOVTCHINA
Makhnovtchina est un repérage actif des nouvelles mobilités urbaines et périurbaines à l'heure des grands projets de métropolisation. C'est un atelier itinérant de production participative d'images (fixes, vidéos, ou multimédia), de textes, de cartes, de journaux, « Work in progress ». Ce travail mené par des architecte, géographe, créateur informatique, sociologue et économiste vise à terme la proposition d'architecture ou d'équipements mobiles et légers. Ce travail vise, en outre, à explorer les futurs vides ou terrae incognitae que créent ou créeront les métropoles. Il propose une traversée du terrain d'accueil pour « gens du voyage » au marché forain en passant par les espaces des nouveaux nomadismes générés par la déstructuration des entreprises, notamment de réseau (EDF, GDF, France télécom...), ainsi que par les campings où, faute de moyens, on loge à l'année. Une traversée, pour entendre comment la ville du cadastre rejette, interdit, tolère, s'arrange, appelle ou fabrique la mobilité et le nomadisme. Ce projet de recherche et de création s'inscrit dans la continuité de certains travaux menés depuis 2001 : travail sur l'utopie avec des « gens du voyage » (2001-2003), participation à l'agora de l'habitat choisi (2009), réalisation d'installation vidéo avec les Rroms expulsés du bidonville de la Soie à Villeurbanne (2009) et encadrement du workshop européen « migrating art academy » avec des étudiants en art lituaniens, allemands et français (2010). Il tente d'explorer les notions de ville légère, mobile et non planifiée avec ceux et celles qui les vivent.